Chantal
Beauchamp Impasse du marché 37320 Esvres-sur-Indre
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Communiqué
du 12 novembre 1999
/ A 85
Tours-Vierzon : des fouilles pour saper la résistance
Communiqué du 7 octobre
1999 / A 85 Tours-Vierzon
: on se moque du monde
Communiqué du 19 août 1999
/ Autoroutes
: Monsieur Gayssot, il est encore temps d'arrêter
Communiqué du 23 juillet
1999 / A
85 Tours-Vierzon : l'Aveu
Communiqué du 14 juillet
1999 Une
enquête que l'on souhaiterait voir aboutir.
Communiqué du 29 juin 1999 / La gauche
plurielle empêtrée dans le double langage
Communiqué du 28 juin 1999 /
Un
projet autoroutier bien malade
Communiqué du 4
juin 1999 / La
désinformation pour imposer l'autoroute
Communiqué du 1er juin 1999
/ La
manipulation des esprits
Communiqué du 21 avril 1999
/ Le créateur après les créatures
Communiqué
du 6 février 1999
/ Cessez
de nous manipuler
Communiqué
du 11 janvier 2000 Référence 69/2000
AUTOROUTES :
Petit Éclair de etit Éclair de Lucidité
Dans son édition d’Indre-et-Loire du 4 janvier
2000 page 2, La Nouvelle République
livrait les états d’âme des maires de Monnaie, Chanceaux-sur-Choisille,
Rouziers et St Antoine-du-Rocher, dont les communes sont situées sur le
tracé de l’A 28 Le Mans-Tours. Sous un titre anodin se cachait un aveu
de taille : cet autoroute, les maires aimeraient bien ne jamais le
voir ; il a fallu qu’ils en arrivent à craindre qu’il n’y ait
plus de continuité autoroutière entre Le Mans et Tours (du fait de l’éventuelle
protection de la forêt de Bercé et de ses drôles de hannetons) pour
qu’ils se demandent s’ils en avaient encore envie.
A ces maires frappés soudain d’un éclair de
lucidité, on a envie de dire : allons, encore un effort !
Parlez plus clair ! Pensez plus juste ! Osez le dire franchement :
on ne résout pas les problèmes de circulation en créant des autoroutes.
Au contraire, toute nouvelle infrastructure est un encouragement au déferlement
des transports routiers et à la saturation des réseaux existants. Pour
reprendre ici les expressions de l’article indiqué, on ne règle pas
les « points noirs » des routes nationales
en construisant l’autoroute et les « nuisances très importantes
qu’il imposera aux habitants de nos communes . »
Certes, depuis quelques années, les autorités
gouvernementales reconnaissent que le développement de la circulation
routière nous entraîne dans une spirale délirante. On prétend se préoccuper,
au gré de certains faits divers désastreux, de corriger la politique menée
jusqu'à présent. On nous annonce un effort pour revitaliser les autres
moyens de transports terrestres, et au premier chef le transport
ferroviaire. Les naïfs pourraient croire qu’il s’agit de faire
diminuer le transport routier au profit au rail. En fait, il n’en est
rien. On nous dit que, puisque les transports routiers continueront à se
développer indéfiniment, le chemin de fer doit prendre sa part de cette
croissance, dans un rôle adjuvant et auxiliaire. Mais on se refuse à
trancher dans le vif. On va continuer à nous faire des autoroutes, et,
soyons contents, on a remis en marche un peu plus de trains, - sans
qu’il soit question de diminuer le nombre des camions pour autant.
De surcroît, le délire routier est tel que l’on
persiste même à faire des autoroutes qui n’auront à drainer que des
flux dérisoires, 2000, 3000, voire 5000 véhicules par jour, de trois à
quatre fois inférieurs à ce qu’exige un autoroute digne de ce nom.
C’est le cas de Tours-Vierzon, Tours-Angers et Tours-Le Mans, dont on a
promis la réalisation aux politiciens locaux. C’est en cela que la
lettre des maires de Chanceaux, Rouziers, St Antoine-du-Rocher et Monnaie
est intéressante. Pour ces « autoroutes cantonaux », la
solution devrait s’imposer d’elle-même : arrêt immédiat des
chantiers.
Les infrastructures routières dévastatrices
que l’on veut nous imposer participent de ce délire du toujours plus
qui tient lieu de pensée à notre monde et à ceux qui sont censés le
gouverner. Massacrer les paysages et détruire le cadre de vie pour le
seul profit de politiciens mégalomanes, et des groupes de pression de la
route, ça suffit ! La seule politique des transports digne de ce
nom, c’est celle qui déciderait de briser dans un premier temps ce développement
insensé des flux routiers, en faisant du rail le pivot des transports
longue distance, tant en ce qui concerne les marchandises que les
voyageurs. Ce qui impliquerait bien évidemment de mettre en œuvre une
politique d’aménagement du territoire qui ne serait plus soumise, comme
c’est le cas actuellement, au libéralisme le plus échevelé, mais bien
au contraire au seul intérêt public. Dans un deuxième temps, il
s’agirait de faire régresser le plus rapidement possible, relativement
et dans l’absolu, le flot des véhicules.
Encore faudrait-il exiger des pouvoirs publics que
les moyens de transport ne doivent pas être une fin en soi, mais un
« moyen » au service des intérêts collectifs de tous les
citoyens.
Comité
contre la frénésie autoroutière
vers
le haut de page
Communiqué
du 23 décembre 1999 Référence 68/1999
BIEN
BETONNER L’ESPACE,
C’EST
D’ABORD DETRUIRE TOUT SENS CRITIQUE
On ne le redira jamais assez :
les projets autoroutiers Tours-Angers, Tours-Le Mans,
Tours-Vierzon sont des aberrations. Quand Cofiroute annonce
dans des réunions publiques 5000, puis 3000, puis 2000 véhicules
par jour, le message devrait être clair pour tout le monde :
arrêtez le désastre ! La gestion de projets aussi
injustifiables implique le recours aux plus grossiers procédés
de propagande, s’appuyant sur l’exploitation de l’état
d’extrême aliénation des populations que tous les pouvoirs
modernes
cultivent sciemment, condition essentielle pour imposer aux
peuples leurs politiques les plus contraires
au bien public. L’aliénation suppose privation
d’informations objectives, conditionnement des esprits qui
met les individus dans l’incapacité d’exercer leur sens
critique, imprégnation d’antiennes idéologiques posées
comme indépassables, confusion totale des valeurs morales et
esthétiques. Pour parler trivialement, il s’agit d’en
faire des gens parfaitement incapables de comprendre ce
qu’on leur impose, ce qui leur arrive, et bien entendu,
de leur ôter toute capacité à
réagir rationnellement.
Voici par exemple l’association dite de défense qui ne veut
surtout pas apparaître comme
adversaire du « progrès » autoroutier,
trop soucieuse de ne pas compromettre ses bonnes relations
avec les autorités. Ah ! Se faire passer la main dans
les cheveux par le Préfet, ou par le petit notable local, quel
bonheur insigne pour un Président d’association ! Ces
groupes ne font rien d’autre que d’accompagner les
victimes sur le chemin du renoncement, en les occupant avec
des actions en justice qui, en dernier recours, n’arrêtent
jamais la volonté politique en la matière.
La plupart des victimes, il faut bien le constater, ne voient
pas plus loin que les toits de leur hameau, incapables
d’imaginer l’autoroute dépassant les limites de leur
commune. Tous se précipitent avidement aux réunions organisées
par leurs maires, où l’on traîne bon gré mal gré les
agents de Cofiroute, et où naturellement on ne traite jamais
du vrai problème, l’illégitimité de ces infrastructures.
Au contraire on amuse la galerie avec la hauteur d’un
remblai, le sens de l’écoulement des eaux, le nombre de décibels.
Même ceux qui se
disent les plus opposés à l’autoroute se laissent engluer
dans ces discussions lilliputiennes. Quoique maintes fois mis
en garde contre les manoeuvres des bétonneurs pour arriver à
ces accords « amiables » qui ne peuvent que les
gruger, combien de soi-disant opposants, harcelés par ces
« propositions », ont néanmoins fini par céder,
alors qu’il était si simple de résister.
Céder
sur l’essentiel, c’était bien aussi, sur le tracé de la
Tours-Angers, l’objectif des défenseurs du patrimoine qui
ne voyaient que par le château de Langeais. Le battage médiatique
fut intense et efficace : pour la presse, rien d’autre
n’existe que le château, le long de cette autoroute.
Aujourd’hui, c’est le scarabée pique-prune qui émeut les
journalistes et les défenseurs sélectifs de la nature. Quand
le bruit fait autour du scarabée s’éteindra, on aura oublié
que c’est la marche de l’A 28 qu’il fallait arrêter.
Les
politiciens locaux l’ont mieux compris que les opposants :
les autoroutes, ça se gère dans les esprits. Farouchement
attachés à « leur » autoroute, c’est à coup
de déclarations qu’ils pensent influencer le ministre, démoraliser
la population, et se persuader eux-mêmes que tout va bien,
surtout quand les difficultés s’accumulent. Dans La
Nouvelle République du Centre-Ouest du 18 octobre 1999 (édition
de Loir-et-Cher p. 8), le député Martin-Lalande, fanatique
partisan de la Tours-Vierzon, osait bluffer grossièrement sur
le « bon avancement du côté tourangeau permettant une
progression rapide de l’A 85 en Indre-et-Loire. » Le même,
deux mois plus tard : « nous n’avons pas le
sentiment d’une véritable volonté de faire avancer ce
projet dans sa partie comprise en Indre-et-Loire » (N.R.
du 17 décembre 1999, édition de Loir-et-Cher p. 4).
Savamment obscures, grossièrement fausses ou partiellement
vraies, ces contradictions dans les discours témoignent de
l’illégitimité de ces projets autoroutiers, et de
l’incohérence qu’il y a à les poursuivre. Telles quelles
cependant, elles sont un mode de gestion de « l’information »
du public, peu enclin à analyser finement les subtilités des
discours qui pourraient l’éclairer. Et pourtant, il serait
temps que les opposants prennent conscience que, dans la
conjoncture actuelle, les difficultés financières et autres
des bétonneurs sont une chance pour réclamer l’arrêt des
travaux commencés, et la révision totale des choix
autoroutiers tant pour l’A 85 que pour l’A 28.
Mais
plus les manipulations sont grossières, plus les victimes
s’y soumettent, toujours prêtes à croire tous les effets
d’annonce, et trop enclines à chercher chez l’adversaire
les plus mauvaises raisons pour renoncer au combat. Ces
manipulations sont le témoin actif de la décrépitude où
sont tombés le débat public et les relations entre citoyens
et politiciens. On doit le constater : il y a convergence
entre l’émergence publique de l’illégitimité de la
classe politique et le bond en avant dans la soumission
accompli par des citoyens qui naguère encore se seraient révoltés.
Voyez ce qui se passe en cas de licenciement collectif :
hier on aurait eu la colère des salariés, et un mouvement
social énergique. Aujourd’hui, on va se vautrer auprès des
représentants de la classe politique, et l’on demande
l’arbitrage de la justice. C’est tout le sens de ce que
l’on appelle légitime révolte qui est aujourd’hui dévoyé,
dans la lutte contre les autoroutes comme dans les autres
combats.
Ce
climat affligeant et calamiteux ne doit pas faire sombrer dans
l’abattement et la résignation les opposants déterminés
et en possession d’un minimum de sens critique. C’est
pourquoi nous appelons les citoyens qui n’ont pas basculé
dans l’état de zombification du plus grand nombre à
continuer à résister individuellement et collectivement. Le
Comité Contre la Frénésie Autoroutière sera à leurs côtés.
Chaque kilomètre de projet autoroutier doit être combattu
pied à pied.
Les
bétonneurs savent et reconnaissent que mener à bien ces différents
projets sera long, laborieux, et sans aucune légitimité. A
nous de continuer le bras de fer tant qu’un kilomètre de
projet autoroutier restera à construire, pour le combattre .
Pour
le Comité contre la Frénésie Autoroutière
vers le haut de page
Communiqué de
presse 12 novembre 1999 Référence 67/99
A 85 TOURS-VIERZON
: DES
FOUILLES POUR SAPER
LA RESISTANCE
Comme il l'avait déjà
fait pour le tronçon autoroutier Theillay-Villefranche,
le Préfet de Loir-et-Cher vient de prendre, en
date du 5 octobre 1999, un arrêté consistant, avant
même que les expropriations soient engagées
sur le tronçon Pruniers-Chemery, à obliger les
propriétaires menacés par le projet autoroutier
à accepter l'occupation de leurs
terres par la société Cofiroute, ainsi que par
les archéologues qui précèdent habituellement
l'ouverture des chantiers. C'est, sous couvert de
fouilles, une manière de rendre le projet inéluctable.
Ainsi, sur des
terrains dont, nous le répétons, les propriétaires
sont encore en principe les maîtres, on fera
procéder contre leur gré à des sondages à la
pelle mécanique sous forme de tranchées de 20 mètres,
avec tous les élargissements possibles.
Naturellement, récoltes, vergers, bois,
prairies, tout sera détruit par ces "évaluations
archéologiques préalables", précédant
les fouilles proprement dites. La promesse
d'indemnisation des dégâts est dérisoire par
rapport au but et à la grossièreté de la
manoeuvre.
Il faut savoir en
effet qu'à l'Ouest de Villefranche, nombreux
sont les propriétaires qui ont décidé
d'utiliser tous les moyens légaux pour résister
à la menace autoroutière, notamment à la dépréciation
que représenterait ce ruban de béton pour
l'ensemble de leurs biens fonciers, de leurs
habitations et de leur cadre de vie. Ils sont
nombreux à refuser les accords dits "amiables"
que leur proposent les agents de Cofiroute. Ils
savent aussi, car des responsables de Cofiroute,
notamment Monsieur Jouveaux, le disent en privé
et en public, que la Tours-Vierzon est une
autoroute indéfendable (tant au plan du trafic
que de la rentabilité). Ce sont surtout les élus
locaux, tels P. Martin-Lalande, J. Lorgeoux,...
qui poussent à la poursuite de travaux au-delà
de Villefranche, contre toute raison. Craignant
qu'à tout moment le projet Tours-Vierzon ne soit
remis en cause, ils visent à ce que les dégâts
créés par les chantiers archéologiques servent
de fait accompli pour la poursuite des travaux
eux-mêmes, et brisent psychologiquement la résistance
des propriétaires les plus rétifs.
C'est dans ce
contexte qu'ont été ordonnées, au mépris des
droits de la propriété privée, ces fouilles
archéologiques anticipées, pour saper le moral
des opposants, pour leur faire entrer
symboliquement dans la tête que, n'étant plus
maîtres chez eux, ils n'ont plus rien à défendre.
Les dégâts provoqués par ces fouilles ne diffèrent
guère du saccage provoqué par les travaux de
construction eux-mêmes. Ainsi espère-t-on, avec
la complicité active des archéologues, tuer
l'esprit de résistance, pour amener les propriétaires
dont les terrains auront été laminés et détruits
à plus de docilité.
Il ne faut pas croire
que l'empressement à faire détruire les bois et
les champs, à saccager les paysages en
anticipant sur les expropriations, soit le fait
d'un amour immodéré pour les découvertes archéologiques.
Ces basses manoeuvres d'intimidation et de
vandalisme prennent prétexte des fouilles de
sauvetage pour saper définitivement le moral des
gens. Les archéologues n'ont rien à gagner,
mais tout à perdre à jouer les supplétifs de
l'intimidation officielle et scélérate à l'égard
des propriétaires qui veulent défendre leurs
droits légaux jusqu'au bout.
Le Comité Contre la
Frénésie Autoroutière engage tous les propriétaires
à défendre l'intégrité de leur propriété
contre toute intrusion et saccage, à ne signer
aucun accord amiable avec Cofiroute, et à avoir
recours aux juridictions compétentes qui seules
peuvent évaluer équitablement les préjudices
subis du fait de cette autoroute.
Comité Contre la Frénésie
Autoroutière
P.S. Contrairement à
une propagande mensongère diffusée dans le Loir-et-Cher,
les travaux de l'A 85 Tours-Vierzon ne sont
nullement commencés en Indre-et-Loire. Quant à
l'A 85 Angers-Tours, il est toujours bloqué à
Ingrandes, le tronçon Ingrandes-Langeais n'est
toujours pas commencé. Sur le tronçon non concédé
réalisé par l'Etat entre Langeais et Tours, et
qui devrait être ouvert depuis deux ans environ,
les travaux traînent indéfiniment.
vers
le haut de page
Communiqué de
presse 7 octobre 1999 Référence 66/99
A 85 TOURS-VIERZON
: ON
SE MOQUE DU MONDE !
Dans son édition
d'Indre-et-Loire du 7 octobre, page 11, La
Nouvelle République
consacre un article à l'A 85.Parler, en octobre
1999, de première version de l'A 85 pour le Sud
de l'agglomération de Tours est pour le moins
surréaliste. Dire également que la bande des
300 mètres dans laquelle devrait s'insérer
l'autoroute date de mars 1999 est également une
contrevérité incontestable. Evoquer un passage
souterrain de 5 000 mètres, c'est là, littéralement
"fabuleux". Le tracé décrit est tout
simplement celui défini par le décret dit
"d'utilité publique" du 12 juillet
1995.
En fait, ceux qui ont
en charge de poursuivre envers et contre tout le
conditionnement de l'espace et des populations
menacés par ce projet - si aucune décision
politique ne décide enfin de remettre totalement
à plat ce projet indéfendable - visent, selon
les techniques grossières et éprouvées en la
matière, à faire croire aux futures victimes
que :
1/ l'autoroute est un
fait inconcournable sur le fond
2/ le tracé est négociable,
ce qui est totalement faux. A ce stade, si les
tenants du bétonnage arrivent à leurs fins, les
modalités de détail sont du ressort des
techniciens. Ce ne sont pas quelques ajustements
de quelques dizaines de mètres qui changent quoi
que ce soit à la question.
3/ 5 000 mètres
seraient en passage souterrain. Une telle
impropriété de langage est totalement
frauduleuse, mais également habituelle, alors
qu'il s'agit en fait d'un secteur qui serait
construit en tranchée. Oui, la croûte terrestre
sur laquelle nous habitons n'est pas parfaitement
plane, et quand on construit une autoroute, les
normes en la matière obligent à limiter au
maximum les dénivellations de la chaussée. Par
conséquent ladite chaussée est le plus souvent,
et à des degrés divers, soit en surplomb du sol
naturel (en remblai) soit en creux (tranchée).
L'article de la Nouvelle
République résume
parfaitement les procédés scandaleusement
manipulateurs dont usent les représentants des
aménageurs pour pacifier les mécontentements,
alors qu'eux-mêmes sont bien conscients, tant du
caractère indéfendable de leur travail sur les
populations, que de l'illégitimité de cette
infrastructure. Il leur arrive curieusement ces
derniers temps de le reconnaître en privé. Nous
avons même vu le collègue de M. Volkaert opérant
dans le Loir-et-Cher, M. Jouveaux, déclarer sur
les ondes de FR3 Centre le 22 juillet 1999 que,
vue la fréquentation estimée très faible, la légitimité
de ce projet pouvait être contestée, et que
Cofiroute n'étant qu'exécutant des volontés
politiques, l'Etat était maître en dernier
ressort de ses décisions. Le renoncement de
l'Etat à poursuivre la réalisation de projets
du type Tours-Vierzon, Tours-Le Mans..., c'est un
secret de pollichinel, ne pourrait que provoquer
un soupir de soulagement de la part des
dirigeants de cette société concessionnaire.
Comité Contre la Frénésie
Autoroutière
vers
le haut de page
Communiqué de
presse 19 août 1999 Référence 65/99
MONSIEUR
GAYSSOT, IL
EST ENCORE TEMPS D'ARRETER
IL N'EST PAS
FORCEMENT NECESSAIRE DE PERSEVERER DANS LE NON-SENS
Notre région est
directement concernée par trois projets
autoroutiers. L'un n'en finit pas de se terminer,
il s'agit de l'A 85 Angers-Tours. Les deux
autres, A 28 Le Mans-Tours, et A 85 Tours-Vierzon,
à peine commencés, s'essoufflent déjà.
Les opposants à l'A
85 Angers-Tours continuent d'offrir le spectacle
affligeant et égoïste d'associations s'entre-déchirant,
qui pour le passage au Nord de Langeais, qui pour
le passage au Sud, mais il n'a jamais effleuré
leur esprit que l'adversaire à combattre était
l'autoroute elle-même, dans son principe,
surtout quand les travaux n'étaient pas même ébauchés.
Leur seul souci est bien d'envoyer l'autoroute
chez le voisin, malgré quelques faibles dénégations.
Pour un exploit aussi incivique, M. Bardou a même
reçu la légion d'honneur ! Quant à Andrée
Colson, de l'association rivale, qui ne désespère
pas de renvoyer l'autoroute (rebaptisée voie
express) au Sud, elle ne proteste nullement
contre le principe de l'autoroute. Ce combat
n'est pas le sien, pour reprendre une de ses
expressions, quoiqu'elle ait aussi affirmé
l'inverse il y a quelques mois encore, à l'époque
où elle tentait d'utiliser le Comité Contre la
Frénésie Autoroutière dans son combat. Sur le
trajet de l'Angers-Tours, si les différentes
associations locales n'avaient pas eu à coeur de
ne s'intéresser qu'à leur chapelle, et de
considérer toutes les autres comme des ennemies,
mais au contraire de collaborer dans un refus
total de la solution autoroutière, on n'en
serait certainement pas là. Elles portent une
lourde responsabilité.
Sur les projets A 28
Le Mans-Tours et A 85 Tours-Vierzon, les travaux
sont à peine ébauchés mais les difficultés
continuent à s'accroître - sans parler du démentiel
dispositif du périphérique de Tours censé
raccorder les trois autoroutes, qui s'embourbe
chaque année un peu plus dans les difficultés
financières, techniques et environnementales.
Les retards constatés dans la réalisation de
ces autoroutes ne sont pas uniquement des empêchements
ponctuels, comme la protection d'une espèce de
scarabée, aussi respectable soit-elle. Dans
d'autres circonstances, on n'hésite pas à écrabouiller
tout ce qui ce est sur le tracé, y compris des
hameaux entiers. Ces difficultés de réalisation
sont les signes évidents de l'illégitimité de
fond de ces infrastructures, comme le montrent
surabondamment quantités d'articles de la presse
nationale.
On sait très bien
que ces autoroutes sont déraisonnables à tous
points de vue : trafic prévu largement en-deça
du seuil de rentabilité, endettement phénoménal
des sociétés d'autoroutes, effets déstructurants
sur le territoire, atteintes à l'environnement
et au cadre de vie. Il faut sortir de cette
logique du tout routier ; le ministre des
transports le déclare périodiquement, mais en a-t-il
la réelle volonté ? Voici quelques mois, ne
disait-il pas à une délégation des Verts que
si les opposants voulaient être entendus, ils
n'avaient qu'à crier plus fort ? Au fond, il
sait très bien que ces autoroutes ne sont pas défendables,
mais il y a les élus locaux et leur mégalomanie,
mais il y a les "acteurs économiques"
face auxquels les citoyens ordinaires n'ont rien
à dire, mais il y a les projets déjà commencés.
Quand ils seront terminés, il sera beau temps de
crier à l'erreur.
On trouve toutes ces
ambiguïtés et ces lâchetés dans la déclaration
de J.C. Gayssot, ministre des transports, qui
estime "indispensable la portion d'autoroute
au Sud du Mans" (La
Nouvelle République 16 août
1999 p. 5), mais qui se dit favorable à un
changement de tracé. Le ministre voudrait-il
amorcer en douceur une remise en cause de la
suite des travaux sur Le Mans-Tours ? Voudrait-il
faire comprendre que ça ne serait pas forcément
un drame national si la suite du projet capotait
? Il suffit d'une décision politique pour
choisir des solutions non autoroutières, le rééquilibrage
des moyens de transports, l'arrêt du tout
routier. Comme le disent les représentants de
Cofiroute, c'est l'Etat qui décide, dans un sens
comme dans l'autre.
Les ambiguïtés
voulues des déclarations de J.C. Gayssot
rappellent les étranges paroles publiques de
Didier Jouveaux, Chefde travaux chez Cofiroute,
reconnaissant que la légitimité de la Tours-Vierzon
pouvait être contestée. Il est temps que les
pouvoirs publics osent affronter les pouvoirs
locaux et les groupes de pression et se décident
à mettre leurs actes en accord avec leurs
paroles, en renonçant de mener à terme les
projets autoroutiers de notre région, et en
engageant d'autres solutions non mutilantes pour
les paysages, la faune, le cadre de vie des
habitants. Il est toujours possible d'arrêter un
chantier d'autoroute dans la mesure où les
concepteurs prévoient un système de réalisation
par tronçons qui intègre des solutions de
raccordement au réseau routier, à chaque étape,
pour le cas où...
Comité Contre la Frénésie
Autoroutière
vers
le haut de page
Communiqué de
presse 23 juillet 1999 Référence 63/99
A 85 TOURS-VIERZON
: L'AVEU
Le 22 juillet 1999,
au journal télévisé régional de 19 h 07 de FR3
Centre, un reportage rend compte du début des
travaux sur le chantier de l'A 85 Tours-Vierzon,
en l'occurence sur le moignon de 22 km entre
Theillay et Villefranche. A l'opposé du ton
triomphaliste dont on use dans ces circonstances,
Didier Jouveaux, chef de projet, insiste sur les
très faibles prévisions de trafic (3500 véhicules
par jour dit-on par ailleurs au public, alors que
le seuil de rentabilité est de 15000 !). C'est
un secret de polichinelle : dès l'origine,
Cofiroute n'est pas du tout enthousiaste pour réaliser
cette autoroute. Depuis des années déjà les
responsables chargés de ce projet distillaient
des propos qui étaient comme des signaux pour
faire comprendre à ceux qui en sont capables que
la société concessionnaire était loin de
trouver ce projet réjouissant : mauvaise
rentabilité ; mise en garde contre le mythe de
la vertu de l'autoroute à régénérer les
territoires traversés ; extrême prudence à
passer à l'acte en ce qui concerne les travaux ;
tronçonnage des sections, laissant ouvertes les
possibilités de reconnecter prématurément les
tronçons réalisés au réseau routier existant.
Didier Jouveaux franchit un pas de plus quand il
reconnaît que la légitimité de cette
infrastructure pose problème, et quand il
insiste sur le fait qu'il n'y a aucune autre
raison à poursuivre les travaux que la volonté
de l'Etat. Dans le cadre de ses fonctions, et
dans ces circonstances il ne pouvait pas être
plus explicite. Aveux révélateurs, alors que se
multiplient les articles de presse alarmants sur
le désastre financier que représente le
programme autoroutier actuel, qui laisserait une
ardoise sept fois supérieure à celle du Crédit
Lyonnais. Depuis deux ans, les milieux informés
se demandent, comme l'hebdomadaire Marianne
(n° du 5 au 11 juillet 99) quand le pouvoir se décidera
à appliquer sa volonté de mettre un terme aux dérives
autoroutières et routières actuelles.
C'est ce qui inquiète
les élus locaux, les seuls à pousser vraiment,
au plan politique, à la réalisation de ces
infrastructures indéfendables, et qui
s'attellent à ce que le public soit maintenu
dans l'ignorance des critiques qui enflent depuis
plus de deux ans dans la presse nationale, ces élus
mandataires des groupes de pression
proautoroutiers qui agissent au nom d'intérêts
purement mercantiles.
De cette autoroute
Tours-Vierzon, de moins en moins légitime aux
yeux mêmes de ses autres promoteurs, nul ne peut
préciser un calendrier de travaux ni les délais
nécessaires pour réaliser les 9/10èmes
restants du tracé ; il se dit que le tronçon
final Esvres-Ballan pourrait se faire dans 10 ou
20 ans... mais il faudrait tout de même
poursuivre à ce rythme d'escargot, sous prétexte
que l'on vient d'en entreprendre un moignon de 22
km ! Depuis quand les erreurs, notamment des
erreurs aussi irréparables qu'une autoroute (ce
n'est pas une simple décharge sauvage !) doivent-elles
être poursuivies, au motif qu'on a commencé à
les commettre ? Comment peut-on tenir des propos
et engager des actions aussi irresponsables quand
on a la prétention de gérer la chose publique ?
Bientôt on ne trouvera plus personne pour défendre
la légitimité du projet Tours-Vierzon, mais il
faudrait continuer quand même ? Evidemment non.
Tout plaide pour arrêter le désastre le plus tôt
possible, avant qu'il ne cause d'autres dégâts.
Le tronçon Theillay-Villefranche
sera malheureusement réalisé, les travaux sont
en cours. Il faut tenter de faire obstacle au
deuxième tronçon, Villefranche-Chemery. Les
choses ne sont pas irrémédiables, mais le péril
est certain. Au-delà, de l'aveu même de leurs
concepteurs et de leurs promoteurs, rien n'est
programmable à échéance visible.
Il est grand temps
pour les futures victimes de se réveiller, de
refuser les raisonnements absurdes, d'être moins
bon public face aux manipulateurs qui veulent
leur soutirer des engagements au profit des bétonneurs.
Face à ce projet décidément bien malade et
injustifiable, la passivité de trop de victimes
potentielles est impardonnable. Si le projet
Tours-Vierzon se réalisait, malgré tous les
obstacles qui s'accumulent, ce serait moins par
l'acharnement de ses promoteurs, que par le
renoncement des victimes. Quand bien même des
terrains seraient achetés, des remembrements et
des aménagements fonciers seraient effectués,
cela ne peut constituer une raison suffisante à
accepter le saccage de vastes zones de notre
territoire régional. N'a-t-on pas acheté des
terrains pour l'aménagement de la RN 76,
actuellement abandonné ?
Comité Contre la Frénésie
Autoroutière
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Communiqué de
presse 14 juillet 1999 Référence 62/99
TROIS
ANS DEJA...
UNE ENQUETE QUE L'ON SOUHAITERAIT VOiR ABOUTIR
Voici
trois ans, dans la nuit du 16 au 17 juillet 1996,
9 engins de travaux publics, à l'oeuvre sur le
chantier de l'A85 Angers-Tours entre Druye et
Vallères, étaient entièrement détruits par le
feu.
Une
revendication de l'attentat avait été postée dès
le 16 dans la soirée, de Paris, à La
Nouvelle République. Le
ton, le vocabulaire, les arguments employés
pouvaient laisser penser à un groupe radical
d'opposition à l'autoroute. Le Comité Contre la
Frénésie Autoroutière y retrouvait entre
autres comme l'écho de sa critique des actions
en justice, et du caractère dévastateur de
cette réalisation. Seul parmi les divers groupes
d'opposants régionaux, le Comité se refusa à
condamner cette action, nullement attristé par
les malheurs de ses ennemis les bétonneurs. Mais
il aurait été ridicule d'imaginer que nous
aurions pu avoir les compétences et les moyens
d'une telle opération. Nous excluions de la même
manière que le coup fut l'oeuvre d'associations
de défense locales, compte tenu de leur
pusillanimité, de leur soumission habituelle aux
pouvoirs institués, et, elles aussi, de leur
incapacité technique à perpétuer de tels actes.
Il
était néanmoins naturel et légitime que les
enquêteurs dirigent leurs investigations du côté
des opposants, étant donné la nature du
communiqué qui revendiquait l'attentat et
l'habileté de sa rédaction. Mais force est de
constater que c'était une fausse voie. La clé
du mystère réside ailleurs.
En
effet, il faut souligner le fait que les
incendiaires ont agi en véritables
professionnels du sabotage, comme s'ils étaient
en service commandé. L'hypothèse d'un règlement
de compte au sein du milieu en partie mafieux des
entreprises de travaux publics, maquillé en
revendication émanant de "défenseurs du
patrimoine écologique de Touraine" semble
plus que probable. Tentative de racket,
intimidation musclée, élimination d'un
concurrent, conflit interne à l'entreprise,
escroquerie à l'assurance etc... le caractère
glauque des différentes filières qui concourent
à l'élaboration et à la réalisation de ce
genre de projet est par nature propice à de tels
procédés.
Nous
savons que les enquêteurs sont également
convaincus que ce sabotage n'est pas l'oeuvre
d'un groupe d'opposants, et même
qu'ils ont une idée assez précise, sinon des
identités, du moins des milieux d'où le coup
est parti. De telles réalisations,
aux enjeux financiers aussi importants, et juteux
pour certains, s'effectuent en effet dans une
atmosphère notoirement opaque.
Pour
toutes ces raisons il est particulièrement déplaisant
qu'au bout de trois ans, l'affaire ne soit
toujours pas éclaircie. La thèse des opposants
étant à écarter, la solution se trouve du côté
opposé. La vérité doit être connue, d'autant
que nous, opposants, sommes persuadés que cette
vérité serait particulièrement édifiante pour
la compréhension des mécanismes institutionnels
et mercantiles qui concourent à ce que d'aucuns
persistent à qualifier de "projet d'intérêt
public".
Comité Contre la Frénésie
Autoroutière
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Communiqué de
presse 29 juin 1999 Référence 61/99
A
85 TOURS-VIERZON
: LA GAUCHE PLURIELLE EMPETREE DANS LE DOUBLE
LANGAGE
Grâce à la déclaration
des élus socialistes de Ballan (La
Nouvelle République du 28-06-99,
Indre-et-Loire p.9), les masques tombent. Voilà
le député socialiste Marisol Touraine et le
conseiller municipal Vert de Veigné Joël
Thalineau pris au piège de leur double langage.
En février dernier,
Joël Thalineau, de l'Association Veigné
Environnement, sollicitait le député Marisol
Touraine pour un "reexamen" du dossier
de l'A 85 Tours-Vierzon, susceptible d'apaiser
les inquiétudes des habitants de Veigné menacés
par l'autoroute. En mai, Marisol Touraine rassure
alors l'association par l'annonce que le périphérique
Sud de Tours se substituerait à l'autoroute sur
le tronçon Esvres-Ballan pendant 10 ou 20 ans (Nouvelle
République, Indre-et-Loire
17-05-99 p. 10). Le 29 mai Joël Thalineau
surenchérit en laissant entendre que les retards
dans la réalisation de l'autoroute pourraient
entraîner une nouvelle enquête d'utilité
publique, ce qui est loin d'être évident (N.R.
Indre-et-Loire 1-06-99 p. 4). Le but de ces déclarations
était de faire croire aux opposants que l'on
s'occupait d'eux, qu'ils n'avaient pas à s'en
faire, et qu'ils n'avaient pas lieu de manifester
leur opposition. Les anesthésier. Les pacifier.
Or
voici que, interrogée par les élus socialistes
de Ballan, partisans déclarés de l'autoroute,
Marisol Touraine affirme que le tracé
initialement prévu ne sera pas remis en cause,
disant ainsi à Pierre le contraire de ce qu'elle
avait voulu laisser entendre à Paul, en espérant
que chacun ne compredra que ce qu'il voudra
comprendre.
Malgré
la pitoyable manoeuvre Thalineau-Touraine dont le
Comité contre la Frénésie Autoroutière avait
souligné le caractère grossier (N.R.Indre-et-Loire 12-13
juin 99 p. 3), les élus socialistes de Ballan,
à qui on accordera qu'ils ont le courage de
brandir bien haut l'étendard du camp des bétonneurs,
n'ont pas compris que, de leur point de vue, il
n'était peut-être pas nécessaire d'insister.
Misérable initiative, cafouillage, n'allons pas
chercher bien loin la cause de ces dérapages.
C'est la situation objective du projet
autoroutier Tours-Vierzon qui les inquiète, car
il est de plus en plus difficile à ses
promoteurs de cacher leurs difficultés à le réaliser,
et d'en défendre rationnellement le principe.
Les élus de Ballan sont bien placés pour savoir
que les travaux de l'autoroute Tours-Angers n'en
finissent pas de se terminer !
Mais
pour ce qui est de Marisol Touraine et Joël
Thalineau, les élus de Ballan ont tort de
s'inquiéter et d'être allés se plaindre à
Yves Dauge. Marisol Touraine a toujours été
pour l'autoroute, et Joël Thalineau a toujours
été de ces partisans de l'autoroute qui veulent
faire croire aux naïfs qu'ils sont contre. C'est
ce que l'on appelle les opposants "constructifs",
avides de concertation, et donc de renoncement.
Un Vert, en somme.
Comité Contre la Frénésie
Autoroutière
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Communiqué de
presse 26 juin 1999 Référence 60/99
A 85 Tours-Vierzon
: un
projet autoroutier
bien malade, une raison de plus pour tenter de le
faire mourir
Engagé dans une
course de lenteur qui inquiète fort ses
partisans, le projet autoroutier A 85 Tours-Vierzon
montre chaque jour à quel point il est déraisonnable
de poursuivre dans sa voie. Cofiroute qui, l'année
dernière encore, annonçait un trafic de 5000 véhicules
par jour, déjà bien en-deça du seuil de
rentabilité, a revu à la baisse ses prévisions,
et donne maintenant dans les réunions publiques
3500 véhicules par jour, et refuse de se
prononcer sur un calendrier des travaux même
approximatif. Si l'on en croit une lettre du député
Marisol Touraine à l'Association Veigné
Environnement (La Nouvelle République,
édition d'Indre-et-Loire
du 17-05-99 p. 10), une fois arrivée à Esvres (nul
ne peut dire quand) l'autoroute se confondrait
pour 10 ou 20 ans avec le périphérique sud de
Tours, avant de reprendre sa marche vers l'Ouest
jusqu'à Druye, selon le tracé actuellement
retenu. 30 ans et plus pour passer de
l'inscription au programme autoroutier de 1989 à
la réalisation définitive ! De tels délais défient
la raison et plaident pour une remise en cause de
la légitimité même du projet.
C'est pourquoi les aménageurs
redoublent d'activité pour resserrer leur
emprise sur les esprits, sur les biens et sur les
terres. Réunions de pseudo-concertation,
tentatives d'imposer aux agriculteurs des aménagements
fonciers pour constituer des réserves de terres,
rumeurs non vérifiées de promesses de vente et
d'achats de maisons par Cofiroute..., ces bruits
et cette agitation ont pour but de faire croire
à l'imminence et à l'inéluctabilité des
travaux. Ces tentatives d'acquisitions foncières
anticipées participent également de la
politique du fait accompli. Si d'aventure il
venait à l'esprit des autorités politiques
nationales de remettre en cause ce projet
autoroutier si contestable, les bétonneurs
pourraient se targuer d'avoir acheté les terres,
soit directement, soit par exemple par l'intermédiaire
de la SAFER, pour forcer la main à la poursuite
des opérations. C'est pourquoi les futures
victimes doivent s'opposer à ces tentatives de
mainmise sur leurs biens pour ne pas donner de
gages aux aménageurs, dans
la perspective d'un avortement du projet
d'autoroute. Retarder, oui,
mais pour empêcher définitivement.
En revanche, c'est se
moquer de tous ces gens menacés que de leur
laisser croire que le danger s'éloigne au motif
qu'il mettrait plus de temps que prévu à se réaliser.
Ainsi procède à Veigné le Vert Joël
Thalineau, qui fait miroiter l'idée fausse qu'il
faudra à terme une nouvelle enquête d'utilité
publique pour poursuivre les opérations prévues.
Cofiroute et la D.D.E. sont formelles sur ce
point : pour elles, il y a un projet de tracé déterminé,
et c'est sur ce tracé qu'elles travaillent. Ceux
qui entretiennent ainsi de faux espoirs pour la
section Esvres-Ballan de l'A 85 se désolidarisent
ouvertement des autres opposants situés plus à
l'Est. En réalité, ils ne procèdent pas
innocemment ; ils cherchent à anesthésier les
gens en leur disant que tout cela ne se fera pas
avant longtemps, que peut-être l'autoroute
pourrait passer ailleurs. C'est de la
manipulation pour dissuader la population de
s'opposer radicalement à l'autoroute, et obtenir
qu'elle s'y résigne, à l'usure. Ceux qui sont
prêts à se satisfaire du moins, en dissuadant
les autres de vouloir plus, sont du côté des bétonneurs.
En attendant, la
situation des futurs riverains, ceux qui seraient
situés à quelques centaines de mètres de
l'autoroute, est inextricable. La valeur de leurs
biens immobiliers peut chuter de 50 à 80%, sans
aucun espoir d'indemnisation. Impossible de
vendre, à moins de consentir à ces pertes de
valeur énormes, comme à La Gautraie (commune de
Joué), ou à la Tremblaye, à la Bodinière, aux
Gués (commune de Veigné), aux Parcs de
Montbazon (commune d'Esvres) etc... Toutes les
transactions sont de fait entravées. Si l'on
peut se réjouir des retards, ce n'est pas pour
attendre passivement la catastrophe, mais pour
utiliser ce temps supplémentaire à exiger des
pouvoirs publics la mise à plat du projet.
Ceci n'a rien
d'utopique. De nombreux experts critiquent depuis
des années le recours au "tout autoroute"
dans la politique des transports. Le
Monde du 25 juin 1999 présente
en page 14 une carte des autoroutes en France émanant
du ministère des transports où l'A 85 est
indiquée "en construction" dans sa
partie Est (ce qui correspond au tronçon
Theillay-Villefranche), mais apparaît comme
"réalisation
susceptible d'être remise en cause"
sur le reste du tracé. Cela corrobore des déclarations
plus anciennes de la porte-parole de J.C. Gayssot
(La Nouvelle République, ed.
de Loir-et-Cher 12-09-1997 p.4) qui n'excluait
pas qu'au-delà de la portion Theillay-Villefranche,
des solutions autres qu'autoroutières pouvaient
être envisagées. Il faut garder à l'esprit que
ce sont surtout les élus
locaux, agissant au nom des
groupes de pression de la route, BTP et
transporteurs routiers, qui s'impatientent face
aux retards accumulés. Ce ne sont évidemment
pas eux qui vont nous éclairer sur le caractère
indéfendable de cette autoroute, tant sur le
plan de l'aménagement du territoire et de
l'environnement, que sur sa non-rentabilité.
Les opposants doivent
tirer profit des difficultés et des retards qui
s'accumulent, non pour attendre passivement et ne
rien faire, mais au contraire pour se mobiliser
en vue d'obtenir la remise en question du projet
A 85 Tours-Vierzon. Ceci vaut également pour le
projet A 28 Tours-Le Mans qui connaît lui aussi
des retards importants, pour les mêmes raisons
de fond. Les choses paraissent compliquées parce
que les cartes sont brouillées de manière
intentionnelle. Opposants et futures victimes,
vous n'avez aucune raison de baisser les bras, même
et surtout si cela fait de la peine à nos
responsables politiques locaux, qu'ils soient députés,
conseillers généraux ou maires.
Comité Contre la Frénésie
Autoroutière
vers
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Communiqué de
presse 4 juin 1999 Référence 59/99
LA
DESINFORMATION
POUR IMPOSER L'AUTOROUTE
Les propos que M.
Thalineau a tenus en marge du rassemblement
contre le projet autoroutier Tours-Vierzon tenu
à Veigné le 19 mai (Nouvelle
République du 1-06-99, édition
d'Indre-et-Loire p. 4) laissent rêveur. En
substance, il est venu annoncer à ceux qui
voulaient bien l'entendre que le projet
autoroutier dans sa section Esvres-Ballan serait
remis en cause et remplacé par un raccordement
au périphérique sud. Où ? Comment ? Ces déclarations
péremptoires de M. Thalineau, même si elles
s'appuient sur une déclaration écrite du député
Marisol Touraine, sont extravagantes.
Aux mairies de Joué
et de Ballan, contactées par le Comité Contre
la Frénésie Autoroutière, on n'a pas entendu
parler de cette modification du projet. Les
informations données au public restent inchangées.
Après vérification auprès de M. Hary, du
service des infrastructures de Cofiroute à Sèvres,
et habilité à répondre au public sur la
situation actuelle. Il est clair que le tracé
d'origine reste à l'ordre du jour. Les autres
"informations" qui circuleraient ici ou
là ne sont pas fiables.
A la D.D.E. Mme
Bourgueil, responsable du dossier Tours-Vierzon,
est formelle : le projet de tracé, notamment
dans sa dernière section Esvres-Ballan, reste
celui défini par la D.U.P.
Les affirmations
de M. Thalineau se trouvent de plus en
contradiction avec ce que disent les aménageurs
lors des multiples réunions organisées d'Esvres
à Ballan, ainsi que les différentes versions
concernant le sort des Malpièces à Veigné.
Ce qui est sûr,
c'est que les aménageurs savent que leur projet
n'est pas défendable du point de vue des intérêts
collectifs, qu'il n'est pas défendable du point
de vue de l'aménagement du territoire, bien
qu'il leur pose des problèmes financiers et
environnementaux considérables. Les grossiers
mensonges que s'ectivent à faire circuler M.
Thalineau et Mme Touraine ne sont destinés qu'à
rassurer fallacieusement ceux des opposants
qu'ils voudraient à toute force voir passifs,
tandis qu'on travaille dans le même temps à la
résignation de tous les autres que l'on veut
convaincre de l'inéluctabilité, voire de
l'imminence des travaux. Tout cela a un nom,
manipulation. Tout cela pour ne pas avoir à
faire le seule chose qui devrait s'imposer :
remettre tout le projet
à plat.
Comité Contre la Frénésie
Autoroutière
vers le haut de
page
Communiqué de
presse 1er juin 1999 Référence 58/99
AVANT
LA MUTILATION
DU TERRITOIRE, LA MANIPULATION DES ESPRITS
Ce qui
était au centre du
message diffusé par le Comité Contre la Frénésie
Autoroutière
lors de son
rassemblement du 29 mai à Veigné, est la
multiplication "d'informations" et de
rumeurs, où nous voyons la volonté unique de
manipuler, pour faire se tenir tranquilles, ceux
qui sont menacés par le projet autoroutier A 85
Tours-Vierzon,
soit
en les rassurant, comme M. Thalineau, qui
affirme que Cofiroute serait prêt à
changer le tracé en raccordant le projet
au périphérique - pour néanmoins
confirmer que dans 15 ou 20 ans, le
projet actuel serait tout de même réalisé.
soit
en les harcelant, comme aux Malpièces,
pour leur faire signer des accords pour
vendre leurs biens.
soit
en leur disant que les Malpièces
pourraient être épargnées quand même.
le
tout sur fond de réunions, de Ballan à
Athée, organisées par les aménageurs
qui veulent persuader les populations
qu'aucune remise en cause totale ou
partielle du projet n'est envisageable et
qu'il ne s'agit que de discuter des
ultimes détails avant le début des
travaux.
On ne peut dire à la
fois tout et son contraire. Tout cela n'a aucune
cohérence, si ce n'est d'entretenir un bruitage
confus pour rassurer ceux qui veulent être
rassurés, et conforter la résignation de ceux
qui veulent croire à l'inéluctabilité et à
l'imminence des travaux. Cette autoroute en réalité
ne va pas de soi, ni pour ceux qui la souhaitent,
ni pour ceux qui en seraient victimes. Le plus
grand danger pour les aménageurs serait que les
victimes puissent mesurer l'ampleur des difficultés
que rencontre ce projet, ce qui risquerait
d'encourager les opposants à se remobiliser
massivement pour l'avortement de l'A 85 Tours-Vierzon.
Comité Contre la Frénésie
Autoroutière
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page
Communiqué de
presse 21 avril 1999 Référence 57/99
LE
CREATEUR APRES LES CREATURES
JEAN DELANEAU,
PRESIDENT DU CONSEIL GENERAL D'INDRE-et-LOIRE MIS
EN EXAMEN POUR "FAUX ET USAGE DE FAUX"
ET "COMPLICITE DE DETOURNEMENT DE FONDS
PUBLICS"
Après cinq hauts
fonctionnaires territoriaux du département
d'Indre-et-Loire, inculpés (oh ! pardon, mis en
examen et présumés innocents !) pour détournements
de fonds publics et prise illégale d'intérêt,
la justice s'est enfin décidée à mettre également
en examen Jean
Delaneau, Président du Conseil Général d'Indre-et-Loire.
La tentative
politicienne et médiatique de nous faire croire
à des actes isolés de quelques fonctionnaires
indélicats n'aura pas fait long feu. Le mot
"fonctionnaire" est trompeur en la matière,
puisque les fonctionnaires territoriaux sont bien
évidemment les créatures politiques des élus
locaux (contrairement aux fonctionnaires d'Etat)
Dans le cas précis, cest bien Jean Delaneau qui
avait mis à la tête du Département ces "fonctionnaires"
territoriaux qui étaient les exécutants directs
de l'exécutif politique du Département.
La majorité du
Conseil assure que cette mise en examen de son Président
n'aura aucune conséquence négative sur les
"grands projets" en cours !
Cynique manière
d'avouer que le fonctionnement ordinaire de
l'institution suppose corruption et malversations
au plus haut niveau. A gauche
non plus, pas question de réclamer la démission
de Jean Delaneau. L'antienne de la "défense
de la démocratie" implique la complicité
active ou passive avec les voyous qui nous
gouvernent. Il s'agit pour chacun de maintenir sa
place au coeur du dispositif du pouvoir local et
départemental, et de défendre un système
mafieux où les marchés publics passés par les
politiciens, surtout s'ils concernent des
infrastructures d'urbanisme et de transport coûteuses
et dévastatrices, sont l'occasion de corruptions
multiples, et de trafic d'influence avec les
groupes de pression des transporteurs routiers,
avec les entreprises du bâtiment et des travaux
publics, avec les cohortes de sous-traitants et
les cabinets de géomètres, avec les
innombrables bureaux d'études, qui servent de
paravents au versement de juteuses commissions.
Le Comité Contre la
Frénésie Autoroutière ne cesse de dénoncer
les pressions des élus locaux dans les décisions
concernant les projets autoroutiers Tours-Le
Mans, Tours-Vierzon et Tours-Angers. Le "pont
Voisin" est le symbole le plus parlant de
cet acharnement du pouvoir départemental à
saccager la région au profit des groupes de
pression du transport routier et du B.T.P. Mais
trop nombreux sont encore les citoyens qui,
quoique prêts à condamner les choix politiques
les plus dommageables, comme ces infrastructures
autoroutières mutilantes, se refusent pourtant
à voir la vérité en face : nos
dirigeants ne sont plus ni respectables, ni
dignes de confiance, ni légitimes. Ils n'ont
plus le droit de se réclamer du bien public,
tant il est clair
qu'ils servent d'abord des groupes affairistes,
en même temps que leur intérêt personnel.
Comité Contre la Frénésie
Autoroutière.
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page
Communiqué de
presse 6 février 1999 Référence 56/99
PROJETS
AUTOROUTIERS
MESSIEURS LES
AMENAGEURS, CESSEZ DE NOUS MANIPULER
A suivre les
informations diffusées auprès du public sur lA
85 Tours-Vierzon, la Tours- Angers et le projet
Tours-Le Mans, on ne peut quêtre perplexe.
Dun
côté, les partisans des autoroutes simpatientent
de voir le début des opérations retardé de
saison en saison. Cest ce qui ressort dun
discret article de la Nouvelle République édition
dIndre-etLoire du 23 octobre 1998, qui
relate en trois petites lignes la colère qui sempara
de J.L. Muratet, dirigeant de « Touraine
Liaisons autoroutières » quand il sentendit
dire que Tours Vierzon ne serait réalisé quen
2005 sous réserve, et que Tours-Le Mans était
encore plus hypothétique. Si lon fait le
compte de toutes les fausses annonces cela fait
plus de 10 fois que le début des travaux de la
Tours-Vierzon est annoncé ! Les informations les
moins floues concernent un moignon de 22 km entre
Theillay et Villefranche. Mais pas de calendrier
programmé pour la suite, si suite il y a.
Et
que dire de la dernière portion de la Tours-Angers
: sur la partie non concédée Langeais- Tours,
les travaux avancent à une allure de gastéropode.
Sur la partie concédée, dIngrandes à
Langeais, les surcoûts, le scandale, laberration
de ce contournement nord éclatent maintenant au
grand jour. Loin dêtre assommés par la
catastrophe les gens sont toujours combatifs. Nul
ne peut ignorer quautoroute signifie
saccage définitif des paysages et du cadre de
vie, quune solution autoroutière est
toujours le pire des choix.
Devant
tant dhésitations et dincertitudes,
que signifient alors cette multiplication de réunions
municipales, ces pressions pour des aménagements
fonciers qui nont aucun caractère urgent,
comme tout récemment à Ballan et à Esvres ? En
réalité ces réunions sont purement
manipulatoires (les aménageurs savent bien quune
autoroute se grave dans les esprits avant de sincruster
dans le territoire) et nont dautre
but que de maintenir la population dans lignorance
du débat de fond qui se développe dans les
milieux de pouvoirs, où les infrastructures
autoroutières sont de plus en plus mises en
cause, tant pour leur bilan financier incertain
que pour leur coût environnemental et leurs conséquences
économiques négatives pour les zones traversées.
Les futures victimes nont droit quà
des propos lénifiants et mensongers sur lautoroute
invisible et silencieuse, sur son aspect «
paysager ». Cest ainsi quà St-Romain-sur-Cher
le maire M. Trottignon, après avoir mollement prétendu
vouloir envoyer lautoroute chez les
voisins, accepte, et même réclame aujourdhui
un échangeur qui massacrerait lun des plus
beaux paysages des coteaux du Cher. Il vante
cette solution à la population qui serait enclavée
dans les boucles de léchangeur, au motif
que cela rapportera de largent à la
commune ! Lenfer est pavé de taxes
professionnelles ! Et cest la foire dempoigne
avec les maires des communes voisines, Thésée
et St-Aignan, pour savoir quelle part de linfâme
gâteau reviendra à chacun.
Le
3 février, La Nouvelle République, édition dIndre-et-Loire
présentait les responsables de Veigné-Environnement
tout sourires davoir obtenu lappui du
député Marisol Touraine, qui se propose de
demander au ministre des transports son avis sur
une modification du tracé autoroutier qui épargnerait
Veigné (sans remettre en cause la catastrophe
ailleurs !). Mais Jean-Claude Gayssot se conduit
de façon parfaitement cynique. Pour lui, il y a
un projet autoroutier soutenu par les élus, eux-mêmes
à la botte des groupes de pression économiques,
et même sil nexclut pas des remises
en cause totale ou partielles, il ne sy résignera
que sous la pression dune opposition unie,
ferme et bruyante. En effet, il sest engagé
le 12 janvier 1998, devant une délégation des
Verts, à ce que tout projet faisant lobjet
dune forte contestation soit soumis à débat
public et que soient largement examinées les
solutions alternatives, rail, route, eau,
ajoutant oralement que si les opposants de lA
85 voulaient un réexamen du dossier dans son
ensemble, il fallait quils crient plus fort.
Pour lui, ce nest pas le cas, car cela
implique de protester de façon audible, conséquente
et unitaire.
Réfléchissons
: si Cofiroute et les pouvoirs publics sont prêts
à étudier dautres solutions à tel ou tel
endroit, cest que le projet nest ni
bouclé, ni sûr, et quil est soumis à de
continuelles entraves, à des oppositions
externes et des rivalités internes. Souvenons-nous
de ce 16 juillet 1996, où des incendiaires
probablement issus de milieux mafieux, mirent le
feu à des véhicules de chantier de grande
valeur, tout en utilisant le vocabulaire des
opposants les plus déterminés pour revendiquer
lattentat.
Il
est clair que les pouvoirs publics ont de plus en
plus de mal à rendre leur politique du tout
routier crédible et acceptable pour les
habitants. Nous le savons, il y a des solutions
non autoroutières aux projets que lon veut
imposer à la population sous couvert dutilité
publique, mais qui ne sont utiles quaux
groupes de pression de la route et du B.T.P. Que
les responsables de la politique des transports
cessent de cacher au public les débats qui les
agitent et leur incapacité de déplaire à ces
groupes de pression, et veuillent bien considérer
les français de base comme des citoyens adultes
qui ont le droit de connaître les vrais tenants
et aboutissants de la situation. A côté de ce
cafouillage général que nous venons de décrire,
et de ce « brouillard » savamment entretenu,
les contre-propositions non autoroutières des
opposants sont aujourdhui plus sérieuses
que jamais. Elles reposent sur une vue densemble
de la politique des transports, et impliquent de
laisser tomber les querelles dérisoires daménagement
de talus, déchangeurs, de murs anti-bruit
etc. Il faut voir un peu plus loin que le bonnet
de son nain de jardin. Nous nen serons que
plus respectables et plus respectés.
Pour
le Comité, Chantal Beauchamp
N.B.
Rappelons pour mémoire que la pétition contre lA
85 Tours-Vierzon a recueilli dans les communes du
sud de lagglomération tourangelle plus de
2000 signatures (sur un total de 5000 environ).
Comité Contre la Frénésie
Autoroutière
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