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Communiqué du 15 décembre 2004  Gesticulations thalinesques                                           Communiqué du 6 décembre 2003 Agitation autour d'un pont 
Communiqué du 30 avril 2003 Démence autoroutière
Communiqué du 15décembre2002/Le Président du Conseil Général a reçu Eric Burmann
Communiqué du 13 novembre 2002/ L'enlisement du programme autoroutier
Communiqué du 31 juillet 2002/Les pouvoirs doivent se soumettre au principe de réalité
Communiqué du 1er octobre 2001/ A propos de Marc Pommereau
Communiqué du 28 mai 2001/A force de tergiverser, on met le doute dans toutes les têtes
Communiqué du 25 avril 2001/Autoroutes tourangelles : ce que vous ne devez pas savoir
Communiqué du 16 avril 2001/Autoroutes tourangelles : ça suffit !
Communiqué du 1er avril 2001/ L'écologie politique et la farce électorale
Communiqué du 21 mars 2001/ Le scandale de la tour médiévale de Montbazon
Communiqué du 24 septembre 2000/Gayssot ne refuse jamais rien aux bétonneurs
Communiqué du 30 avril 2000/"Touraine liaisons autoroutières" et hécatombe routière
Communiqué du 19 avril 2000/A85 Tours-Vierzon : une solution ne rien faire du tout !
                         

 


Communiqué du 15 décembre 2004 Référence : 84/2004

 

GESTICULATIONS THALINESQUES.

 Joël Thalineau, Maire de Veigné, a fait part urbi et orbi de son étonnement voire de son indignation suite au déboisement de certains secteurs de sa commune en vue des fouilles archéologiques devant précéder le début des travaux de construction de l'autoroute Tours-Vierzon.

Serait-il naïf au point de réaliser seulement maintenant alors que le processus de destruction est engagé, que ce projet autoroutier qui avait été annoncé il y a déjà 15 ans, allait provoquer des dégâts considérables sur notre environnement ? Mais Joël Thalineau n'est pas un naïf  et conformément à une tactique politicienne bien rodée et qu'applique nombre de ses collègues maires qui ont choisi de donner l'impression de compatir aux préoccupations des citoyens qui craignent le déferlement de béton dans leur commune, il s'est toujours attelé à ne rien faire qui puisse gêner les bétonneurs dans leurs visées et même à veiller à ce qu'aucune mobilisation conséquente et efficace puisse s'organiser pour s'opposer à la construction de cette monstruosité routière tout en faisant croire aux citoyens "peu informés" qu'il faisait tout pour éviter que le projet aille à son terme.

C'est pitoyable mais c'est ça qui donne sens aux gesticulations incongrues et étonnantes de Mr Thalineau notamment ces derniers jours à propos de cette histoire de déboisement. Il envisage même parait-il de recourir à la justice...! Lors de la prochaine campagne pour les élections municipales il ne manquera pas en fonction des chalands qu’il aura en face de lui, de rappeler, soit tout ce qu'il a  fait contre la construction de cette autoroute et ceci jusqu'à la fin, soit  au  contraire et là  nous sommes dans le vrai, comment en tant qu’élu il a appuyé et soutenu l’action de tous les acteurs qui ont laborieusement travaillé et collaboré pour permettre malgré les difficultés à ce que notre région puisse s’enorgueillir d’une infrastructure moderne, utile et nécessaire à son développement économique : l’autoroute A 85 Tours-Vierzon. Les tenants du bétonnage reconnaîtront nous en sommes sûrs  en Joël Thalineau un allié efficace expert en l’art de neutraliser toutes les tentatives de mobilisation d’opposants.

 

Pour le Comité Contre la Frénésie Autoroutière

Eric Burmann.  

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               Communiqué du 6 décembre 2003 Référence : 83/2003

                   AVORTON D’AUTOROUTE 

           ET AGITATION AUTOUR D’UN PONT

    Les projets autoroutiers censés faire de l’agglomération tourangelle le cœur d’une « étoile à cinq branches » (il s’agit d’ajouter à l’A 10 une A 85 Angers-Tours et Tours-Vierzon, et une A 28 Le Mans-Tours) ont été confiés au concessionnaire Cofiroute qui s’est engagé dans une course de lenteur pour la réalisation de ces projets qui, outre des perspectives de rentabilité nettement insuffisantes, se heurtent à des obstacles environnementaux majeurs : contournement de Langeais pour Angers-Tours, protection du pique-prune pour Le Mans-Tours, traversée du sud de l’agglomération tourangelle envahie par les banlieues pavillonnaires et traversée du Cher pour l’A 85 Tours-Vierzon, - sans parler des nombreux autres dommages aux paysages et au cadre de vie, dont les réalisateurs du projet n’ont évidemment cure.

       Laborieusement les travaux déroulant le ruban de béton et de bitume de cet avorton d’autoroute butent sur la rive droite du Cher au niveau des communes de Thésée et de Mareuil. Comme de bien entendu le franchissement du Cher redonne aux maires du secteur et aux citoyens avides de mobilisation associative stérile le prétexte de montrer qu’il est de bon ton de manifester leur existence dans le dérisoire et l’insignifiant. Tous ces braves citoyens qui n’ont jamais levé le petit doigt pour s’opposer à cette autoroute, retrouvent le chemin des salles de réunion pour s’insurger contre l’ouvrage que Cofiroute prévoit de construire pour franchir la rivière. Ho ! scandale : l’ouvrage en question sera réalisé à l’économie avec seulement 2 fois  1 voie et pas question d'un viaduc franchissant d’un seul jet, mais de deux petits ponts qui reposeraient sur deux digues de 620 et 490 m de long.  Ils ne veulent pas d’une autoroute au rabais et s’inquiètent des risques d’inondation accrus du fait de ces remblais. Mais les arguments de Cofiroute sont très clairs : pas question d’engager des frais démesurés pour une autoroute dont le trafic n’atteindra pas 5000 véhicules  par jour. Un minimum de lucidité et de conséquence voudrait qu’ils profitent de ce constat pour réclamer qu’on renonce à poursuivre, à partir de Thésée- Saint-Romain la construction de cette autoroute qui a déjà provoqué suffisamment de dégâts sur les cinquante premiers kilomètres depuis Theillay et que les pouvoirs publics optent pour une connexion à la nationale 76 déjà réaménagée et qui suffirait amplement pour absorber les flux routiers jusqu'à Tours. Cette  autoroute cantonale  n’a d’autre utilité que de dégrader la région et de satisfaire l’appétence bétonnière des élus et de certains groupes de pression capitaliste. D’autant que cette connexion à la RN 76 a été envisagée  par l’administration centrale et Cofiroute.

    Cette mobilisation « exutoire » encouragée par les politiciens locaux est parfaitement hypocrite et burlesque puisque  que l’on connaît depuis de nombreuses années les caractéristiques  des travaux prévus pour franchir le Cher.

    On nage en plein irrationnel. Même dans le cadre de l’actuelle politique des transports, qui continue de privilégier la route au détriment des autres infrastructures de transports (moins dangereuses, moins polluantes, moins dommageables pour le cadre de vie et les paysages) cette autoroute dite « d’aménagement du territoire » n’a aucun sens, si ce n’est celui de satisfaire les intérêts des transporteurs routiers et des entreprises de travaux publics – intérêts auxquels, nous le savons tous, les politiciens ne sont jamais insensibles.

     Et il n’est pas possible sans sombrer dans le ridicule de  nous resservir comme le faisait il y a quelques années encore le député Martin-Lalande que le développement  prometteur des entreprises de Romorantin, de Vierzon ou de Bourges exigeait une infrastructure autoroutière digne d’une riche région industrielle. Le sud du Loir-et-Cher et le Cher ne seront plus jamais des régions de grande industrie . C’est définitivement du passé !  Car telle est la dure loi de développement du capitalisme, ici comme dans le monde entier.

 

 Comité contre la frénésie autoroutière

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Communiqué du 30 avril 2003 Référence : 82/2003       

DÉMENCE AUTOROUTIÈRE

     Pas avant 2030 pour le tronçon autoroutier Druyes-Esvres de l’A 85 Tours-Vierzon !

Des viaducs d’une largeur d’un chemin vicinal pour cette même autoroute en Loir-et-Cher !

Une autoroute que les élus locaux réclament depuis plus de quinze ans au nom de la desserte du sud-est de la région Centre… qui en a d’autant moins besoin aujourd’hui  qu’elle vient de subir le dernier acte d’une désindustrialisation définitive, commencée à Vierzon, et que suivent maintenant les désengagements massifs de Matra à Romorantin et de GIAT à Bourges.

 

   Depuis le début, et notamment depuis l’enquête publique de 1993, le Comité contre la frénésie autoroutière n’a cessé de dénoncer des projets autoroutiers de mégalomanes inféodés aux groupes de pression de la route, acharnés à saccager les paysages, l’environnement et le cadre de vie pour le seul bénéfice des affairistes qui confondent leur intérêt de transporteur routier à l’intérêt général du pays et des populations.

 

   L’intérêt général, voilà des années que les experts indépendants de la politique des transports le définissent en condamnant clairement les choix du tout-routier uniquement motivés par la courte vue de l’économie capitaliste libérale, ce même système qui crée dans notre région et dans tout le pays des dizaines de milliers de chômeurs supplémentaires. Les rapports annuels de la DATAR le disent depuis longtemps, mais ce n’est que tout récemment que la presse régionale s’est décidée à lui donner quelque écho (voir La Nouvelle République du Centre-Ouest du 4 avril 2003, p. E), sans pourtant approfondir les arguments qui militent contre le développement du transport routier.

 

  Sans doute les avatars, annoncés sans cesse par le CCFA,  des projets autoroutiers A 28 Tours-Le Mans, et A 85 Angers-Tours et Tours-Vierzon ont-ils fini par semer le doute dans les consciences. Car il est maintenant clair que le souci du concessionnaire de ces projets, la société Cofiroute, a surtout le souci d’en faire le moins possible, et le plus lentement possible, sous les effets combinés des coûts exorbitants du contournement de Langeais, du passage en zone suburbaine entre Ballan et Esvres, et de la non-rentabilité des projets, compte-tenu de prévisions de trafic trop faible. D’où cette idée originale sur Tours-Vierzon : des tracés à 1 fois 1 voie ! Etait-il bien nécessaire de saccager la vallée du Cher, et les pittoresques vallées adjacentes, à Saint-Romain, à Mareuil et ailleurs ? Evidemment non ! Les maires de ces communes, et de quelques autres, qui se disaient naguère opposés à l’autoroute, se lamentent aujourd’hui devant ce pitoyable constat (voir La Nouvelle République, édition du Loir-et-Cher, 9 mars 2003 p. 6). Elle était, disaient-ils indésirable, et aujourd’hui, elle serait trop étroite ! Mais ce n’est que l’affligeante conduite d’élus « responsables » par définition.

   Tout concorde aujourd’hui pour qu’on puisse affirmer que ces autoroutes sont inutiles, raisonnablement infaisables, nuisibles et calamiteuses. Les opposants doivent comprendre qu’il ne suffit pas de défendre, parfois égoïstement, son cadre de vie local, mais que c’est bien de l’intérêt général qu’il s’agit. Les travaux doivent s’arrêter maintenant.

 Comité contre la frénésie autoroutière

     

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                          Communiqué du 15 décembre 2002 Référence : 81/2002

 A propos de l’enlisement des projets autoroutiers  en Indre et Loire Monsieur Marc Pommereau a reçu Eric Burmann

  Depuis de nombreux mois le Comité contre la Frénésie Autoroutière avait sollicité une entrevue avec Monsieur Marc Pommereau, Président du Conseil Général d’Indre-et-Loire. Tout vient à point à qui sait attendre, c’est chose faite, Mr Pommereau a reçu lundi 9 décembre Eric Burmann.

L’entretien, qui a duré une cinquantaine de minutes, se déroulait dans un contexte particulier que n’a pas manqué de relever Eric Burmann : la parution dans la presse locale d’une série d’articles levant  partiellement le voile sur les véritables raisons de l’enlisement des projets autoroutiers dans notre région, des projets financièrement déraisonnables sinon catastrophiques pour l’entreprise concessionnaire Cofiroute, qui freine au maximum la réalisation de travaux techniquement difficiles et très dommageables pour l’environnement. Les réticences de COFIROUTE ne sont pas dues ici au fait qu'il s'agit d'une société à capitaux totalement privés et soucieuse de faire le plus de bénéfices possibles. C’est la dernière énormité énoncée en guise d’argument par le groupe de pression  pro-autoroutier représentant  justement les groupes capitalistes tirant des profits énormes du développement à tout va des transports routiers au mépris de toute rationalité (c'est-à-dire au mépris de ce que devrait être une politique d’aménagement du territoire  soucieuse des intérêts collectifs.) Non ! COFIROUTE comme toutes les autres sociétés concessionnaires est effrayée par  le gouffre  financier auquel va la conduire la réalisation  de tous ces projets  d’autoroutes non rentables dits «d' aménagement du territoire » comme l’A 85 et l’A 28 dans notre région.

 Le Président du Conseil Général, qui s’est fait préciser les critiques portées par de nombreux experts contre ces autoroutes dites « d’aménagement du territoire », s’est engagé à faire part aux responsables de COFIROUTE des propositions minimales qui sont celles du Comité contre la Frénésie Autoroutière concernant l’A 85 Tours-Vierzon, à savoir le renoncement à sa construction entre Ballan et Mareuil (Loir-et-Cher) ce qui éviterait d’une part,  les problèmes insolubles que pose  l’insertion de l’autoroute dans la zone rurbaine du sud de l’agglomération de Tours où différentes infrastructures  en projet ou en cours de réalisation (projet T.G.V, périphérique …) constituent déjà une situation difficilement gérable et d’autre part épargnerait à  l’est du département les terres agricoles  de la Champeigne tourangelle et les paysages pittoresques de Luzillé et d’Epeigné-les-Bois, et éviterait en Loir-et-Cher le saccage de la vallée de la Civière et la construction à hauts risques d’un pont sur le Cher à Mareuil aux portes de Saint-Aignan.

 Le Comité contre la Frénésie Autoroutière, qui ne fait que reprendre à ce sujet des suggestions déjà envisagées par diverses instances moins enclines à favoriser le mythe du tout autoroute que les politiciens locaux et les Chambres de commerce,(voir par exemple nos précédents communiqués, un article d'Auto-Plus du 16 janvier 2001, et une déclaration il y a quelques années  de Mme Gorge porte-parole de Jean-Claude Gayssot, sur le reprofilage de la RN 76 pour lequel des expropriations ont été réalisées depuis longtemps) reste persuadé que l’abandon définitif du tronçon Ballan-Mareuil ne pourrait en aucun cas déplaire au concessionnaire.

 

 Comité contre la frénésie autoroutière    

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 Communiqué du 13 novembre 2002 Référence : 80/2002

Enlisement des projets autoroutiers  en Indre et Loire

   

Le 30 octobre 2002, La Nouvelle République faisait état en première page de la colère du ministre des transports Gilles de Robien face à l’allure d’escargot à laquelle avancent les travaux de construction autoroutière dans notre région. Et un conseiller du ministre vend alors une partie de la mèche : « On aimerait connaître  les raisons du retard pris par Cofiroute tant sur l’A 85 que sur l’A 28. Tout se passe comme si Cofiroute avait intérêt à ce que ses autoroutes ne se fassent pas ! » (Article de M. Mongarny en dernière page de la N.R. ce 30-10).

                   C’est exactement ce qu’explique le Comité Contre la Frénésie Autoroutière depuis des années. Nous ne cessons de dire, par exemple, que les problèmes de contournement de Langeais représentent des investissements considérables pour la société concessionnaire. Pour Tours-Vierzon, les problèmes techniques et environnementaux sont énormes : insertion de l’autoroute dans la zone rurbaine du sud de Tours, où le ruban de béton devrait naviguer entre les zones pavillonnaires ; gageure impossible à tenir d’une infrastructure lourde respectant les paysages entre Epeigné-les-Bois et la traversée du Cher entre Mareuil et St-Romain.

                    Le respect de l’environnement est évidemment le cadet des soucis des bétonneurs. Leur problème central réside dans le fait que le trafic prévu sur ces tronçons sera nettement inférieur au seuil de rentabilité : Cofiroute n’a aucune raison de manifester le moindre empressement   à achever des travaux très coûteux alors que l’exploitation de ces infrastructures  ne  permettra  jamais d’amortir les investissements engagés.

                     Cette évidence, les politiciens locaux l’ont bien présente à l’esprit… mais ils font tout pour ne pas l’avouer, car lever le tabou, c’est risquer de redynamiser les opposants, futurs riverains de ces autoroutes, adversaires de la désastreuse politique du tout routier qui saccage les paysages, multiplie les nuisances et détruit des vies. Empêcher tout débat sur la légitimité des infrastructures autoroutières, tel est le choix qu’ils ont fait, comme l’avoue naïvement Roger Mahoudeau, président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Indre-et-Loire, et partisan acharné des autoroutes : « […] quand j’ai voulu organiser une manifestation avant les législatives, un certain nombre de candidats m’ont recommandé de me taire. » (N.R. 2/3 novembre 2002).

                      Mais les milieux de pouvoir se refusent toujours à admettre que la seule solution raisonnable exige de renoncer à la réalisation jusqu’à son terme de ces travaux destructeurs pour notre région et économiquement insensés.

                       Les tronçons autoroutiers de l’A 85 et de l’A 28 construits ou en voie de construction ont déjà gravement dégradé notre région. Il est inadmissible de vouloir mutiler contre toute raison les zones qui n’ont pas encore subi l’assaut des bétonneurs.

Les opposants ne doivent pas sombrer dans la résignation. Ils doivent sans complexe  continuer à manifester par tous les moyens leur refus de voir se poursuivre ces travaux  indéfendables.

 Comité contre la frénésie autoroutière

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Communiqué du 31 juillet 2002  Référence : 79/2002

Autoroutes  en Indre et Loire

 Les pouvoirs doivent se soumettre au principe de réalité et  accepter de mettre un terme à leur dessein dévastateur.

 Treize années après la décision des pouvoirs politiques et mafieux, d’infliger à notre région les autoroutes A85 Angers-Tours, A85 Tours-Vierzon et l’A28 Le Mans-Tours et malgré l’enlisement de tous ces projets, les cliques dirigeantes, les pseudo-opposants tels les Verts, les prétendus groupes et associations de défense des futures victimes  s’obstinent à mener à bien leur crime écologique en manipulant grossièrement les populations concernées.

Par la méthode dite du « saucissonnage », on met en chantier des tronçons sur ces trois projets autoroutiers pour tenter de rendre irréversible la réalisation totale de ces calamiteuses infrastructures bétonnières et bitumières.

Pour l’A28 Tours-Le Mans, les choses piétinent du côté de la forêt de Bercé, pour l’A 85 Angers-Tours, un grave litige financier avec la société concessionnaire bloque les travaux dans le secteur de Langeais. Enfin le tronçon de l’A85 Tours-Vierzon entre Ballan et St Romain-sur-Cher doit attendre d’abord que les problèmes du contournement de Langeais soient résolus et que les graves problèmes techniques, financiers, environnementaux de son insertion tant dans la zone rurbaine du sud de l’agglomération de Tours que dans  son tracé entre Epeigné-les-Bois et la traversée du Cher entre Mareuil et St Romain le soient aussi. Le problème central réside dans le fait que le trafic sur ces tronçons sera très nettement inférieur au seuil de rentabilité et la société C.O.F.I.R.O.U.T.E. ne peut que  traîner des pieds (voir nos analyses et communiqués  sur notre site Internet : http://assoc.wanadoo.fr/c.c.f.a/).

Comme nous le répétons depuis des années, il serait urgent que les pouvoirs se soumettent au principe de réalité et acceptent de mettre un terme à leur dessein dévastateur. Ce n’est pas parce que l’on a déjà commencé à déverser des flots de béton et de bitume sur nos campagnes et nos forêts que l’on doit continuer quand on sait que c’est une erreur grave et qu’on l’a reconnue explicitement.. N’en déplaise à Joël Thalineau et à Marc Pommereau,  quand on a commencé à faire de lourdes idioties il est impératif d’y mettre fin, même si l’on a été très loin dans cette voie.

Un dernier épisode de cette ubuesque et calamiteuse entreprise tient au fait que la déclaration d’utilité publique signée par le gouvernement en 1995 en ce qui concerne l’A85 Tours-Vierzon devient caduque au terme de sept années et nous voici en 2002.

Les sept années sont donc révolues et le Préfet annonce que l’Etat répondant aux exigences des groupes de pression de la route proroge la validité de cette D.U.P de neuf années jusqu’au 12 juillet 2011.

Face à ce diktat gouvernemental Joël Thalineau, actuellement Maire de Veigné  qui s’est, comme Marc Pommereau, fait sa place dans la classe politique départementale en tant qu’opposant au programme autoroutier, s’insurge de cette décision, non pas pour réclamer l’arrêt du bétonnage autoroutier et la refonte radicale de la politique des transports terrestres dans notre région, mais  parce qu’il trouve scandaleux  que  ce choix  « paralyse le secteur sur le plan foncier et préjuge de l’évolution de la commune qu’il est difficile d’évaluer. » Notons au passage le style charabiateux, mais l’on comprend très bien qu’il ne réclame nullement une mise à plat de ce projet et son arrêt définitif, mais se plaint de voir la situation s’enliser sans espoir à court terme de voir le charmant ruban de bitume traverser sa commune. Il nous annonce qu’il a chargé un avocat d’engager un recours devant le Conseil d’Etat. Il pourra donc continuer de faire croire  aux gogos qui le voudront qu’il s’oppose toujours à l’autoroute (ce qui est totalement faux) et à rassurer les groupes de pression de la route que son seul souci c’est  de voir se réaliser totalement et la plus rapidement possible l’A85 Tours-Vierzon (ce qui est totalement vrai).

 Comité contre la frénésie autoroutière                        vers le haut de page


  Communiqué du  1er octobre 2001 Référence 78/2001

Complaire à ceux qui l’ont fait.

A propos de Monsieur Marc Pommeau.

             Marc Pommereau gauchisant dans sa jeunesse et opposant de papier à l’autoroute Tours-Angers, il y a quelques années encore en tant qu’élu  municipal de Vallères, lorsque cette posture lui semblait utile pour séduire les électeurs de sa commune, ne ménage plus maintenant sa peine en tant que Président du Conseil Général d’Indre et Loire, pour prouver à ses pairs, qu’ils l’ont élu par défaut, qu’il mérite la confiance d’un milieu politique, asservi aux capitalistes. 

             Marc Pommereau donc, se dépense sans compter depuis qu’il a accédé à la présidence de l’exécutif départemental, pour se faire le chantre du groupe de pression autoroutier représenté dans notre département par l’association « Touraine Liaison Autoroutière », présidée par Jean-Luc Muratet, patron de l’entreprise « Les Professionnels Réunis. » Il faut rappeler que l’association de Jean-Luc Muratet défend ouvertement les intérêts corporatistes des entreprises de transports routiers et du secteur des travaux publics. Elles ont des camions qu’elles veulent faire rouler le plus vite possible à des cadences de plus en plus effrénées. Elles ont du béton et du bitume à vendre. Elles veulent donc toujours plus de rocades, de routes, d’autoroutes et peu leur importent les dommages sociaux et environnementaux que cela occasionne. Les patrons de ces entreprises en adeptes du libéralisme le plus effréné ont pour unique préoccupation la course au profit, ils leur faut du béton, ils leur faut du bitume, pour gagner toujours plus de pognon. En substance, c’est ça l’univers mental des amis de M. Muratet. L’’intérêt collectif, ils l’ignorent superbement ou le confondent totalement avec leurs propres intérêts mercantiles.  

             Marc Pommereau s’acoquine depuis quelques mois ouvertement avec ses gens, préside avec Muratet des réunions, où l’on mobilise de gré ou de force, tous les élus de la région pour organiser manifestations, démarches auprès des autorités afin que les projets autoroutiers Angers-Tours, Tours-Vierzon, Le Mans-Tours, soient réalisés le plus rapidement possible dans leur totalité. Alors même que  toutes les personnes qualifiées en la matière  reconnaissent que ces autoroutes qui font parti de ce démentiel  programme de 3000 km d’autoroutes dites « d’aménagement du territoire », ne trouvent paradoxalement aucune justification au regard d’une politique d’aménagement du territoire bien comprise et que de surcroît  si ce programme est mené à son terme il va inévitablement  provoquer la ruine des sociétés concessionnaires. Ils préconisent comme nous une réforme fondamentale de la politique des transports terrestres qui redonnerait sa juste place aux transports ferroviaires. (1) C’est d’ailleurs pour cela que l’on se garde bien d’expliquer au public le pourquoi des difficultés et litiges multiples qui opposent l’Etat et la société COFIROUTE. En clair, on n’explique pas que si ces projets traînent depuis si longtemps, c’est que dans la haute administration et au niveau des responsables des sociétés concessionnaires, on préférerait ne pas pousser plus avant la réalisation de ces infrastructures désastreuses pour notre environnement, injustifiée du point de vue des intérêts collectifs et qui conduirait si elle était menée jusqu’à son terme  à une catastrophe financière infiniment plus grave que la faillite du Crédit-Lyonnais, comme nous le déclarait, il y a quelques années, un membre du cabinet de Corinne Lepage, à l’époque Ministre de l’environnement.

              Marc Pommereau sait tout cela, mais sa seule préoccupation étant de complaire à ceux qui l’ont « fait » il nous ressert cette antienne : « malheureusement, il y aurait eu une lacune de réflexion en amont, il y a 20 ans. » (NR du 25 septembre 2001) En clair c’est indéfendable, mais puisque l’on a commencé les travaux, que l’on a commencé à saccager de vastes secteurs de notre région, il faut mener les choses à son terme. Triste et scandaleux raisonnement, cynisme politique ! Mais nous ne doutons pas qu’en son for intérieur Marc Pommereau sait qu’il se vautre dans l’indignité. Mais quand on veut être politicien, il faut en passer par-là, croît-il ! Ceci dit, les opposants à cette calamiteuse politique doivent savoir que les choses vont traîner longtemps encore, et qu’ils ne doivent pas céder à la résignation dans laquelle on cherche à les maintenir, et que la crise internationale peut venir à notre aide et accroître les difficultés financières des organismes chargés de réaliser et gérer ces autoroutes. Nous vous rappelons que la pétition du Comité contre la  frénésie autoroutière  pour le seul tronçon Tours-Vierzon a collecté 5 000 signatures d’opposants, qui sans être élus, ni transporteurs routiers, n’en sont pas moins des citoyens à part entière. Nous aimerions bien que M. Marc Pommereau, Président du Conseil Général d’Indre et Loire veuille bien répondre positivement à la lettre que nous lui avons adressée, il y a déjà plusieurs mois, afin de pouvoir nous entretenir avec lui.

1 : Notons en passant, que le Président du Conseil Général interrogé  dans les colonnes de La Nouvelle République du 22 mai 2001, à propos des infrastructures de transports dans notre région et plus précisément sur l’éventuel doublement de l’A10, n’a pas cru bon d’évoquer même de façon rhétorique la nécessité d’une nouvelle politique des transports qui opérerait un rééquilibrage drastique des flux terrestres en donnant la primauté au rail puisqu’il déclarait : « on la fera sans doute pas avant 10 ou 15 ans, mais il faut y réfléchir maintenant. » 


Communiqué du 28 mai 2001  Référence 77/2001

« A FORCE DE TERGIVERSER,
ON MET LE DOUTE DANS TOUTES LES TETES »

 Dans un article consacré à l’A 28 Tours-Le Mans, publié dans la Nouvelle République du 25 mai 2001 p. 2, Marc Pommereau, Président du Conseil Général d’Indre-et-Loire, encore tout ébloui de sa récente élection surprise, s’est gendarmé contre les hésitations de l’Etat à poursuivre les chantiers de Tours-Le Mans et de Tours-Angers.

 Trois raisons sont invoquées pour justifier l’expression de cette impatience :

 « [le projet] a été approuvé par une enquête d’utilité publique ». Arrêtons l’hypocrisie ! Les enquêtes d’utilité publique, tous les élus et de plus en plus de citoyens le savent, ne sont là que pour faire entériner aux populations les projets préétablis. Leur peu de valeur est tel que la puissance publique n’est nullement tenue par les conclusions d’une enquête de ce genre. Si un autre projet vient remplacer le premier, on fait une autre enquête, et si aucune suite n’est donnée, l’enquête publique tombe d’elle-même. Marc Pommereau serait-il à ce point ignorant des « règles du jeu » ? Plus sûrement, le Président du Conseil Général sait qu’il utilise là un mauvais argument... qui peut toujours impressionner les naïfs.

 « Les états d’âme au plus haut niveau n’ont plus lieu d’être. » Et il ajoute, pour être plus clair : « A force de tergiverser, on met le doute dans toutes les têtes. » C’est donc cela qui gêne. Que l’autoroute n’apparaisse plus comme inéluctable, mais que son arrêt éventuel devienne pensable, voilà un verrou psychologique qui saute, ce qui pourrait redonner de la vigueur aux opposants.

 Et puis, c’est le coup de grâce, l’argument massue : « Quand on a tué un lapin, il faut avoir le courage de le manger. » Sous couvert d’adage populaire, Marc Pommereau répète une antienne des plus contestables. Puisqu’on a commencé une mauvaise action, il faut la poursuivre jusqu’au bout. Pourquoi les tueurs de lapins seraient-ils obligés de consommer entièrement leur crime ? Quand on a fait une sottise et qu’on le sait, il est urgent de ne pas persévérer.

 Marc Pommereau se fait donneur de leçon quand il incrimine la faiblesse de l’Etat. Mais il oublie deux choses :

 1°/ Les projets comme l’A 85 et l’A 28 ont été obtenus à l’usure, sous l’incessante pression des élus locaux qui ne voient pas plus loin que la Chambre de Commerce, et veulent tout subordonner aux intérêts du BTP et des transporteurs. L’Etat a toujours été réticent, même quand il a fini par céder. Qu’il ne pousse pas aujourd’hui à la poursuite des travaux est donc tout-à-fait logique. Contrairement à ce qui est dit, tous les maires des communes concernées par le tracé ne sont pas des inconditionnels de l’A 28 et certains se demandent s’il ne vaudrait pas mieux y renoncer (voir La Nouvelle République, ed. d’Indre-et-Loire, du 4 janvier 2000 p. 2).

 2°/ Lui-même, Marc Pommereau, alors qu’il n’était qu’un modeste élu de la commune de Vallères, a combattu le projet Tours-Angers, et se faisait fort critique vis-à-vis des initiatives du Président du Conseil Général d’alors, André-Georges Voisin.

 Ayant à peine revêtu les habits de notable départemental, Marc Pommereau s’emploie avec zèle à adopter les postures opportunistes, sordides et dérisoires du politicien professionnel, malgré les signes évidents d’embourbement de ces projets autoroutiers néfastes et irrationnels.  

Comité  contre la frénésie autoroutière

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Communiqué du 25 avril 2001  Référence : 76/2001

AUTOROUTES TOURANGELLES :

 CE QUE VOUS NE DEVEZ PAS SAVOIR

 Dans son édition d’Indre-et-Loire du 20 avril 2001 p. 2, la Nouvelle République annonce sur cinq colonnes l’ouverture de l’enquête parcellaire (qu’elle dénomme “ enquête publique ” dans le cours de l’article, ce qui pourrait prêter à confusion avec l’enquête d’utilité publique qui a eu lieu en 1993) concernant le projet de tronçon de l’A 85 Tours-Vierzon compris entre Epeigné-les-Bois et Esvres-sur-Indre, commenté par le maire d’Esvres, Michel Turco. L’article est accompagné d’un entretien avec M. Fourré, chargé de communication de Cofiroute.

Cinq colonnes, il faut bien ça pour noyer le poisson dans le flot des propos convenus sur les bienfaits de l’autoroute “ que les élus du secteur attendent avec impatience ”, selon M. Turco, dont l’horizon ne dépasse pas le pare-brise teinté de sa grosse limousine. Il sait très bien, puisqu’il l’a écrit lui-même en février dernier dans le bulletin “ S.O.S. RN 143 ” que “ l’A 85 vers Vierzon [...] ne sera pas prolongé vers Angers au-delà de son arrivée sur la 143 ”, une 143 à 2x2 voies qui, raccordée au périphérique sud de Tours, permettra une liaison rapide vers Ballan, puis Langeais. Pourquoi, dans ces conditions, maintenir la fiction d’une réalisation d’un tronçon autoroutier d’Esvres à Druye, au sud de Tours ? Pourquoi, dans le même esprit, le représentant de Cofiroute annonce-t-il que l’enquête parcellaire pour ce dernier tronçon de la Tours-Vierzon aura lieu dans quelques mois ? Esbroufe, rideau de fumée, pour abuser le lecteur qui doit croire à l’inéluctabilité de la réalisation des projets autoroutiers, et pour briser la résistance des opposants.

Voici en effet que Cofiroute se plaint : “ En Indre-et-Loire, on n’a jamais pu avoir un leader qui fédère autour de lui l’ensemble de ses élus. C’est une raison des lenteurs. ” Que c’est alambiqué ! Que c’est hypocrite ! Cofiroute sait bien que les élus locaux sont pour les autoroutes. En Droit, depuis la déclaration d’utilité publique, Cofiroute est libre d’engager les procédures  (expropriations, enquêtes parcellaires, etc.) menant à la réalisation des projets. Mais, comme ses responsables l’ont fait comprendre à plusieurs reprises ces dernières années, ils ne seraient pas malheureux de renoncer à réaliser en totalité ces infrastructures, qui représentent pour eux une mauvaise affaire. C’est le gouvernement, c’est l’Etat qui doit prendre ses responsabilités et oser aller contre les pouvoirs politiques et économiques locaux qui maîtrisent la propagande et font en sorte que les citoyens restent dans l’ignorance des débats et des discussions en cours.

Puisqu’il importe avant tout de ne pas faire germer chez les futures victimes un espoir dommageable à l’image d’infaillibilité des gens de pouvoir, l’article fait le silence total sur une autre information que nous donnions dans notre communiqué du 16 avril 2001, références à l’appui : l’A 85 Vierzon-Tours ne dépasserait pas Saint-Aignan/Saint-Romain, et se raccorderait à ce niveau à la RN 76 mise en 2x2 voies (voir l’hebdomadaire Auto Plus du 16 janvier 2001, p. 11). Répétons-le ici : soit cette information est fausse et il faut la démentir et en éclairer l’origine. Soit elle est vraie, et c’est mentir que de la cacher à ses lecteurs.

Enfin, l’article se termine par une conclusion incompréhensible pour le lecteur moyen qui n’a jamais été informé par son quotidien local du débat national sur la politique des transports : “ Autre inconnue, l’issue des prochaines présidentielles d’ici un an, qui peuvent freiner ou accélérer la réalisation des travaux autoroutiers. ” Cette petite phrase à elle seule dément tout ce que la Nouvelle République a pu écrire sur l’inéluctabilité des constructions autoroutières. “ Freiner ”, ou bien ne pas poursuivre dans la voie du “ tout routier ”, c’est effectivement une question de responsabilité politique. Ce n’est une “ inconnue ” que pour les lecteurs maintenus dans l’ignorance par la désinformation à laquelle se livre la presse régionale sur le sujet.

C’est aux responsables gouvernementaux qu’appartiennent les décisions ; c’est à eux qu’il revient de mettre en œuvre une politique de rééquilibrage des transports et des déplacements au profit du rail et des transports collectifs. Il ne serait pas non plus inutile que les victimes futures et plus généralement les opposants qui s’effraient de façon passive de la réalisation de ces infrastructures, se décident à opter pour une attitude plus active par laquelle ils exprimeraient clairement et fermement le mécontentement qu’ils se doivent d’éprouver. Qu’ils cessent de se dissoudre dans la soumission. Ils peuvent aussi reprendre à leur compte les positions et les actions du Comité contre la frénésie autoroutière.

Comité contre la frénésie autoroutière

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Communiqué du 16 avril 2001  Référence : 75/2001

AUTOROUTES TOURANGELLES : ÇA SUFFIT !

 Retard des chantiers, report des travaux, extrême lenteur des opérations, les avatars des réalisations autoroutières de Tours-Angers, Tours-Vierzon et Tours-Le Mans pourraient, sait-on jamais, conforter les opposants dans leur refus des autoroutes. Aussi les médias régionaux assurent-ils que ces retards ne sont dus qu’à des problèmes météorologiques et techniques sans gravité, pour conclure inévitablement sur la rengaine des dates d’achèvement des travaux en 2002, 2003, 2005... selon les tronçons.

            Si le public avait la possibilité de replacer dans leur contexte général les « informations » sur les retards en cascade des chantiers ; s’il connaissait les critiques de fond portées à la politique du « tout routier » par la majorité des experts en la matière, il se rendrait compte que toute difficulté technique supplémentaire (telles qu’elles apparaissent par exemple entre Bourgueil et Langeais, ou en forêt de Bercé sur le tracé de l’A 28) accroît les difficultés de financement du concessionnaire. Il faut aussi compter avec les obstacles légaux et contractuels qui se multiplient au gré des changements de tracé, et qui provoquent des négociations serrées entre les pouvoirs publics et une société concessionnaire qui ne pourrait que se réjouir qu’il soit mis un terme à ces aberrations. A quoi il faut rajouter les sombres perspectives de rentabilité sur des autoroutes dites « d’aménagement du territoire », ce qui n’est qu’une manière euphémique de désigner les faibles trafics attendus. Les fluctuations de la terminologie sont d’ailleurs révélatrices : une autre expression tend à se substituer à la précédente, celle « d’autoroute cantonale ».

            Il faut pouvoir multiplier les sources d’information, être sans cesse à l’affût et parfois regarder à la loupe pour apprendre quelques données importantes, toutes choses auxquelles le citoyen de base, qui fait confiance aux médias locaux, n’a pas le temps de se consacrer. Une exception dans cette information  lénifiante, un reportage de FR3 Centre passé trois fois au début du mois d’avril 2001 sur l’imbroglio juridique, contractuel, etc. qui bloque le chantier entre Bourgueil et Langeais. Pour le reste, il faut lire Le Monde du 12 octobre 2000, p. 15, ou le numéro d’Auto Plus du 16 janvier 2001 dans lequel, à propos de l’A 85 Tours-Vierzon, on trouve cette « Précision importante : entre Tours et Saint-Aignan on s’acheminerait vers une mise en deux fois deux voies de la RN 76. Construite par l’Etat, cette portion sera donc gratuite. Rendez-vous dans quelques années... » Une précision importante en effet, qui ne pourra qu’étonner tourangeaux et loir-et-chériens, mais qui ne fait qu’affiner les propos que l’attachée de presse de Jean-Claude Gayssot, ministre des transports, tenait déjà en 1997 : engagement pour une voie rapide Est-Ouest ; annonce de la mise en chantier du tronçon Theillay-Villefranche ; quant au reste, « [...]nous nous donnons effectivement le temps de la réflexion pour les autres tronçons. Nous nous réservons le droit de revoir éventuellement certains points du tracé, voire même d’envisager des solutions, de type 2x2 voies, autres que l’autoroute. [...] » (propos de Mme Gorge,  discrètement rapportés dans la Nouvelle République ed. de Loir-et-Cher, 12 septembre 1997 p. 4). Ajoutons à cela, non plus seulement le bruit, mais l’affirmation, par les élus les plus chauds partisans de l’autoroute Tours-Vierzon, que le tronçon entre Esvres et Druye serait abandonné, et qu’on utiliserait le complexe du périphérique en voie de réalisation (voir ce qu’écrit Michel Turco, maire d’Esvres-sur-Indre et vice-président de l’association « S.O.S. RN 143 » dans son bulletin diffusé en février 2001. Cela voudrait dire qu’on s’orienterait vers l’abandon de la solution autoroutière de Druye à Saint-Aignan, c’est-à-dire toute la partie de l’A 85 Tours-Vierzon dans le département d’Indre-et-Loire, et la partie loir-et-chérienne qui s’étend des confins d’Epeigné-les-Bois aux portes de Saint-Aignan (Saint-Romain). Soit ces informations sont fausses et de l’ordre de la rumeur infondée ; il faut alors les démentir et en expliquer l’origine. Soit elles sont vraies, et on comprend mal que les professionnels de l’information jugent cette broutille comme indigne d’être traitée par les rédactions. 

             En Indre-et-Loire toujours,  le pont autoroutier de Cinq-Mars a été voulu contre toute raison et réalisé en parfaite illégalité par le Président du Conseil général d’Indre-et-Loire de l’époque, André-Georges Voisin, pour forcer la main aux autorités de l’Etat pour qu’elles acceptent le projet Tours-Angers. L’actuel Président du Conseil général Marc Pommereau n’avait pas de mots assez durs pour condamner cette façon de mettre l’Etat devant le fait accompli, quand il en était encore au stade d’apprenti politicien en tant que petit élu municipal de Vallères, - à ce stade où l’on prétend « ne pas faire de politique ». Il était alors adversaire de l’autoroute. S’il avait oublié ses anciennes positions, nous nous attellerions à les lui rappeler dans les mois et les années à venir, s’il arrive à se maintenir durablement au perchoir de l’assemblée départementale, sur lequel il s’est retrouvé du fait d’une très curieuse conjoncture, résultant d’un malaise mystérieux frappant la classe politique du département.

             Allons, messieurs les politiciens locaux, ayez le courage - une fois n’est pas coutume - de demander à l’Etat de renoncer à ses calamiteux projets. Quand on s’est engagé dans une voie désastreuse, on doit y mettre un terme, et non pas, selon l’antienne habituelle, poursuivre avec détermination la sottise (pour ne pas dire plus) que l’on est en train de commettre.

Comité contre la frénésie autoroutière

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Communiqué du 1er avril 2001  Référence 74/2001

L’ECOLOGIE POLITIQUE ET LA FARCE ELECTORALE

L’exemple des Verts est édifiant

 Les élections municipales sont terminées. Comme d’habitude, elles n’ont été rien d’autre qu’un de ces périodiques rituels républicains où l’on somme le citoyen “ lambda ” de légitimer un ordre politique asservi au veau d’or, et plus généralement au règne de la marchandise. Les citoyens n’ont d’autre choix que d’opter entre des candidats aux fonctions de pouvoir que ne différencient que la coupe de leur costume et le logo de leur syndicat de politiciens respectifs. A tel point que les différentes obédiences clament qu’elles sont toutes d’accord pour la défense d’une démocratie qui se confond avec le libéralisme économique.

 L’exemple des Verts est édifiant. En quelques années, ils ont pu démontrer caricaturalement leurs capacités à maîtriser les règles du jeu de la politique instituée. Leur participation au gouvernement et leur rôle de supplétifs des socialistes rassurent ceux qui veulent que rien ne change, et neutralisent les citoyens qui espèrent naïvement que du résultat des urnes puissent émerger des politiques radicalement opposées à la dégradation de la vie, de l’espace et de la nature, causée par le règne de l’argent.

 Concrètement, qu’avons-nous vu ? Le spectacle pitoyable des tambouilles et carambouilles électorales. Ainsi dans la région Centre on a vu ces écologistes exclusivement accaparés par les “ combinaisons ” pourvoyeuses de quelques mandats et strapontins dans les assemblées locales. En Indre-et-Loire, chaque chef de tendance a construit sa liste. Avant même le premier tour Monique Chevet quittait les siens pour la promesse d’un poste d’adjoint de Jean Germain à la mairie de Tours (mais n’est-elle pas domiciliée à Monts ?). A Veigné, il faudrait être très naïf pour s’imaginer que le Vert Joël Thalineau, élu maire grâce à son alliance avec les socialistes, se fera le champion de la lutte contre l’A 85 Tours-Vierzon, quoi qu’il en dise puisqu’en bon politicien, il dit tout et son contraire.

 Trop occupés à penser aux alliances avec les socialistes, il n’était pas question pour les Verts de soulever les sujets qui fâchent. Hormis les projets dérisoires et consensuels sur les pistes cyclables et les lignes de tramway, pas un mot sur un des problèmes centraux de la région, le périphérique de Tours et les projets autoroutiers insensés. Ce mutisme est d’autant plus impardonnable que ceux-là même qui sont chargés de mener ces projets à bien avouent être embourbés dans leur réalisation, pour des raisons multiples, de financement, de rentabilité, de difficultés techniques et environnementales (voir Le Monde du 12 octobre 2000, p. 15, par exemple). Cette situation n’est pas propre à notre région. C’est dans tout le pays que ces projets autoroutiers, portés par le désir mégalomaniaque des élus, font la preuve de leur irrationnalité et de leur illégitimité.

 Il est malgré tout rassurant de constater que, pour ces élections municipales, les élections les plus prisées des français, on atteint les 30 % d’abstention, sans parler des millions de français qui ne jugent pas utile de s’inscrire. Que cela plaise ou non à nos démocrates, l’abstention est un acte politique. Il serait cependant souhaitable que les citoyens les plus lucides se décident, pour se faire entendre, à recourir aux formes efficaces de lutte sociale, sans se laisser berner par de prétendues associations qui, tels les membres de l’ASPIE, se présentent comme des défenseurs de l’environnement tout en affirmant “ Nous ne sommes pas des opposants aux autoroutes ” (La Nouvelle République, ed. d’Indre-et-Loire, 21-22 octobre 2000 p. 5).

 C’est en dehors de ces associations si peu respectables que doit se mener et s’organiser l’expression claire et franche de notre colère et de notre opposition déterminées, qui seules pourraient mettre un frein aux pulsions destructrices des bétonneurs.  Nous appelons les futures victimes, et tous ceux qui n’acceptent pas de voir se poursuivre le massacre de notre environnement, à nous rejoindre et à nous appuyer pour faire pression sur les décideurs politiques, afin que les chantiers à bout de souffle de Tours-Le Mans, Tours-Angers et Tours-Vierzon soient définitivement arrêtés avant d’avoir causé d’autres dommages irrémédiables.

Comité contre la frénésie autoroutière

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Communiqué du 21 mars 2001  Référence 73/2001

LE SCANDALE DE LA TOUR MEDIEVALE DE MONTBAZON

 L’argent ne manque jamais pour détruire les vieilles pierres
 et faire déferler le béton

L’argent sera toujours introuvable
 pour entretenir ou sauver nos châteaux-forts

  Bien que le sujet semble déborder le cadre strict des préoccupations du Comité contre la frénésie autoroutière, cette catastrophe patrimoniale, pour reprendre l’expression jargonneuse en vogue, découle directement de l’incurie des pouvoirs locaux. Qu’il s’agisse de l’aménagement du territoire, de la protection des monuments du passé ou de nos paysages, leur horizon ne dépasse jamais les préoccupations quantitatives et mercantiles. Leur psychologie, faite d’inculture et se limitant à des considérations purement marchandes aboutit à une négation même de la notion du politique, au sens noble du terme.

Toutes tendances confondues, écologistes patentés inclus, ils ne visent qu’à rivaliser entre eux pour savoir qui mettra en chantier le plus de parkings, le plus de lotissements pavillonnaires hideux, le plus de routes, le plus d’autoroutes, le plus d’échangeurs, le plus de hangars industriels. Cette médiocrité, souvent accompagnée de franches malhonnêtetés, conduit à saccager le pays et à négliger d’entretenir notre patrimoine. Cette tour médiévale, qu’on a laissée se délabrer depuis des dizaines d’années jusqu’à son effondrement d’aujourd’hui, il faut que l’on sache qu’elle se trouve à trente mètres d’un secteur ancien du bourg, du nom de « Putsinus », où l’on a détruit il y a quelques années des maisons multiséculaires qui ne demandaient qu’à être restaurées. Voilà qui aurait été un projet municipal honorable, mais on a jugé indispensable de détruire les vieilles pierres au nom du culte du parpaing. Pour cette « opération », une des grandes fiertés des édiles montbazonnais, on avait su trouver l’argent.

Il n’y avait pas non plus d’argent pour entretenir et pour réparer le donjon du château du Grand Pressigny, mais on en a trouvé pour mettre en œuvre un supermarché de la préhistoire en béton. Deux exemples parmi d’autres... n’oublions pas le rempart de Loches !

Comité contre la frénésie autoroutière

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Communiqué du 24 septembre 2000  Référence : 72/2000

GAYSSOT NE REFUSE JAMAIS RIEN AUX GROUPES DE PRESSION DE LA ROUTE

 Une fois encore le gouvernement  a  cédé à la pression   des routiers. Ceux-ci ne pouvaient plus, paraît-il supporter la hausse du prix des carburants. Ces événements montrent, s’il en était besoin, que la France, comme la plupart des pays occidentaux, a développé une politique des transports irresponsable. En encourageant le transport par route, tant au niveau du fret que des déplacements humains, on provoque des crises à répétition qui n’aboutissent qu’à aggraver encore cette politique  désastreuse.

                 La hausse du prix du pétrole n’a rien d’illégitime, si l’on tient compte de sa baisse continue depuis 1985.  En francs constants, c’est-à-dire hors inflation ces prix sont inférieurs à ce qu’ils étaient il y a 20 ans. Mais la concurrence effrénée qui règne dans le secteur routier du fait de l’excès de l’offre, ainsi que la dépendance de plus en plus grande de nos concitoyens à l’égard de la sacro-sainte automobile rend notre pays particulièrement vulnérable à la hausse du prix du pétrole. De leur point de vue, les producteurs de pétrole ont parfaitement raison d’augmenter leurs prix.

                 Il faut avoir le courage de rappeler que la politique du « tout routier » a été, en paroles, mais pas en actes, remise en cause par l’actuel gouvernemeréagir rationnellement. nt. On nous dit sans arrêt qu’il faut redonner sa place au rail , qu’il faut développer les transports collectifs, qu’il faut faire cesser les privilèges de la route et encourager les autres moyens de transport terrestres. Mais le chantage permanent au blocus par les transporteurs routiers fait qu’à chaque fois que l’on fait un pas en avant en faveur des autres moyens de transport, on fait deux pas en arrière en faveur du « tout camion », par des baisses de taxes et autres encouragements financiers. Ce ne sont pas des baisses de taxes qui pourront assainir la situation et promouvoir les autres moyens de transport, mais au contraire des surtaxes substantielles. Le recours au blocus n’est utilisé que pour défendre des intérêts particuliers,  mais on ne voit jamais les routiers se mobiliser contre les scandales politico-financiers et la corruption qui lèsent tous les citoyens

                 Trop heureux d’avoir pu accéder à quelques marocains ministériels, les Verts ne protestent que du bout des lèvres, pour la forme, mais restent solidaires du gouvernement qui fait fi de ses engagements.

                 Plutôt que de se lamenter sur les prix du pétrole, il faudrait au contraire profiter de sa hausse pour engager le pays dans une autre direction en matière de politique des transports.

Comité contre la frénésie autoroutière

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Communiqué du 30 mai 2000  Référence 71/2000

A propos de la réaction de « Touraine Liaisons Autoroutières » et l’hécatombe routière

(Nouvelle République du Centre-Ouest, mardi 30 mai 2000)  

Qu’une association telle que « Touraine Liaisons Autoroutières », porte-parole explicite des entreprises dont la raison d’être dépend exclusivement des transports routiers et de leur développement indéfini, s’autorise, en toute impudeur, à exploiter les conséquences dramatiques découlant de l’imperium presque absolu des transports par voie routière est affligeant et révoltant. D’autant que la corporation des transporteurs routiers, dont Monsieur Jean-Luc Muratet est un de leur porte-parole les plus dynamiques dans notre région, excelle dans la violation généralisée des règlements de sécurité et de la législation du travail.

Grossière mauvaise foi également dans cette façon de s’appuyer sur les statistiques. Cinq fois moins d’accidents sur autoroute, écrit Monsieur Muratet. En fait, c’est quatre fois moins, mais ceci n’est que détail. Surtout, il passe discrètement sur le fait que les accidents sur autoroutes sont dans une écrasante majorité des cas, des accidents avec blessures corporelles très graves, séquelles irréversibles et décès dans des proportions dépassant de loin la moyenne générale. De surcroît  toute nouvelle grande infrastructure routière contribue à l’accroissement du trafic global sur l’ensemble du réseau routier, donc à l’accroissement des risques.

L’outrecuidance des « arguments » de « Touraine Liaisons Autoroutières » illustrent parfaitement la mauvaise foi généralisée qui règne dans tout débat public, et celui qui a trait aux désastres consécutifs au désordre en matière de transports terrestres est exemplaire.

- les routes sont en mauvais état, le réseau routier est mal adapté

- c’est pas la vitesse, ce sont les automobilistes qui conduisent mal. Moi je roule vite et bien

- il faut accroître la répression, mais moi, je me suis fait pincer sans ceinture de sécurité verrouillée ; ce n’est pas juste, je ne faisais qu’un court déplacement etc...

Citoyens de base, dirigeants politiques et économiques rivalisent pour la plupart de la sorte, pour ne pas avoir à remettre en cause fondamentalement la dérive complètement irrationnelle qui tend à assujettir la totalité de l’espace par des aménagements urbains, industriels et de communication qui en sont la parfaite négation. Tout ceci a cependant une cause et une logique : la dictature de l’argent et de la marchandise. Dans un bain d’aliénation généralisée des esprits, aliénation qui a du mal à se distinguer de la parfaite malhonnêteté intellectuelle

Comité contre la frénésie autoroutière

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Communiqué du 19 avril 2000  Référence 70/2000

A 85 TOURS-VIERZON :

UNE SOLUTION, NE RIEN FAIRE DU TOUT ! 

  « L’affligeant spectacle »  donné du côté de St Romain à propos du projet d’échangeur (voir Nouvelle République du 5 février 1999) s’est poursuivi lors de la réunion publique du jeudi 13 avril 2000, où Cofiroute présenta son « ultime recours » : destruction des bois et des vignes, villages enclavés, coteaux éventrés, maisons détruites... résultat inexorable d’un échangeur situé à flanc de coteau pour éviter le Val, zone inondable. La Nouvelle République  du 18 avril, qui présente cette option comme la pire de toutes, oublie de préciser que l’emplacement de l’échangeur, qu’il soit sur le coteau ou dans la vallée, n’est que la conséquence de la pire de toutes les solutions, la construction de l’A 85 Tours-Vierzon elle-même.

 Selon son habitude, Michel Trotignon, maire de St Romain, qui eut un temps le toupet de prétendre se faire une réputation  d’héroïque opposant au projet autoroutier, a encore une fois retourné sa veste, qualifiant l’échangeur à flanc de coteau de « beau gâchis », alors qu’il militait explicitement l’année dernière (voir NR des 1er février et 21 mars 1999) pour cette solution qui avait l’avantage, contrairement à l’implantation dans le Val, de rapporter des taxes professionnelles à la commune de St Romain ! Ce désir immodéré d’avoir l’échangeur chez soi (au prix des destructions que l’on sait et qui étaient déjà connues), entrait dans une lilliputienne rivalité de clocher avec les maires de St Aignan et de Thésée.

 Il n’y avait alors pas plus « d’écolos » hier qu’aujourd’hui dans cette affaire. Pour ce qui est du Comité Contre la Frénésie Autoroutière, il avait défendu et continue de défendre les positions qui ont toujours été les siennes (voir « Affligeant spectacle » dans la NR  du 5 février 1999) : il n’y a jamais de bon tracé ni de bon emplacement pour un échangeur, et quand on accepte de discuter des meilleurs aménagements, on a obligatoirement les pires. Certes, les écologistes patentés du Loir-et-Cher, et leur chef actuellement Ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, n’ont pas levé, et ne lèvent toujours pas le petit doigt pour exiger l’arrêt de cette sinistre plaisanterie qu’est le projet Tours-Vierzon, mais ils n’ont pris aucune part aux guignoleries clochemerlesques de l’échangeur de St Romain, qui ne mettait aux prises que trois petits notables locaux manipulant des victimes désorientées et incapables de suivre les conseils qui seuls pourraient leur éviter la catastrophe. N’est-il pas stupéfiant de voir des gens aller, tels de bons petits écoliers comme on n’en fait plus, écouter sagement les sottises grossièrement manipulatrices du premier magistrat de leur commune ?

 Et dire qu’il faut que ce soit le représentant de Cofiroute lui-même, Jean Volkaert, qui ose dire le vrai : « Il y aurait bien une solution. Ce serait de ne rien faire du tout. » Ce n’est pas la première fois que des propos de ce genre échappent à des représentants de Cofiroute, et il est triste de constater que si peu de gens comprennent ce que cela veut dire. Il faut dire que l’A 85 Tours-Vierzon est l’exemple même que l’on cite pour désigner ce que peut être une aberration autoroutière. Et c’est au nom de cette Tours-Vierzon, au trafic attendu ridicule, en contradiction de surcroît avec les projets de la SNCF concernant l’aménagement de l’axe Lyon-Nantes (voir Libération jeudi 6 avril 2000), que l’on veut massacrer la vallée du Cher.

 En Indre-et-Loire, la Tours-Vierzon commence à n’être plus ressentie comme une priorité, comme le dévoilaient les craintes de P. Martin-Lalande (NR du 17 décembre 1999 p. 4), et les déclarations de Marisol Touraine sur le tronçon Druyes-Esvres (NR  Indre-et-Loire 4-5 mars 2000, p. 3). Bref, on se demande quand et comment cela va se terminer - sans exclure que cela ne se termine jamais. Il n’y a guère que dans le grand public directement concerné que l’on ignore à quel point il faudrait peu de choses pour que la situation change radicalement, et que des projets de ce genre capotent définitivement, y compris parmi ceux qui ont vu un début de réalisation.

 Le Comité Contre la Frénésie Autoroutière redit aujourd’hui aux futures victimes ce qu’il leur disait déjà hier : assez de querelles d’échangeurs. Regardez au-delà des dernières touffes d’herbe de votre jardin. Manifestez votre exaspération, et surtout, n’accordez pas votre acquiescement à ce que vous reconnaissez comme inacceptable. Reprenez à votre compte comme mot d’ordre la lucide réflexion de Jean Volkaert : la solution, ce serait de ne rien faire du tout.

Comité contre la frénésie autoroutière

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