Coll. de Freud - Sphinx grecque (vers -400 av.J-C) - terre cuite - h : 18.5 cm

le texte fondateur de l'anthropologie psychanalytique

plus exactement, en ayant permis la création

BabelFish d'AltaVista

Le texte intégral de Totem et tabou est téléchargeable dans Les classiques des sciences sociales créés et animés par Jean-Marie Tremblay de l'U.Q.A.C. (Université du Québec à Chicoutimi) - adresse DOI -




Généralités

La psychanalyse s'applique dés le début de son invention à des domaines hétérogènes même si ses concepts ont progressivement opéré un travail de liaisons. Rien à priori n'associait les rêves, les symptômes hystériques, le totémisme ou Moïse avant que Freud n'y défriche un chemin ou plutôt des sentiers balisés par l'inconscient, la libido et le complexe d'Œdipe. Dans un article de 1923 pour le Lexique de Max Marcuse, le fondateur de la psychanalyse la définissait comme :

..un procédé pour l'investigation des processus animiques, qui sont à peine accessible autrement ; ...une méthode de traitement des troubles névrotiques, qui se fonde sur cette investigation ; ..une série de vues psychologiques, acquises par cette voie, qui croissent progressivement pour se rejoindre en une discipline scientifique nouvelle. [1] "

De Totem et Tabou à aujourd'hui, cette pluralité de facettes s'est dupliquée d'une certaine manière dans l'ethnopsychanalyse. Le sous-titre Quelques concordances entre la vie psychique des sauvages et celle des névrosés [2] qui sera d'ailleurs dans le texte enrichi de la concordance avec la vie psychique des enfants, situe bien la réflexion de Freud à un point de rencontre complexe entre le normal et le pathologique, l'individuel et le collectif ou encore le fantasme et le mythe. Ce point de rencontre contient potentiellement en effet trois aspects de la définition précédente : la théorie, la clinique et la méthode d'investigation appliquée hors de son champ initial.

Si nous avons commencé cette partie en nous référant à la définition même de Freud, c'est pour souligner le fait que  l'ethnopsychanalyse n'est pas une discipline nouvelle ; elle est contenue dans la psychanalyse. Elle en est une facette et plus précisément (et en première approximation) celle qui questionne l'interface entre psychisme et culture. Totem et Tabou en est l'ouvrage fondateur même si avec son analyse de la Gradiva de Jensen en 1907 et avec son Léonard de Vinci en 1910, Freud s'était déjà risqué hors du champ clinique.

Nous avons déjà souligné l'incertitude des limites du signifiant ethnopsychanalyse mais il n'empêche, et cela au-delà des différentes approches et tendances, qu'il existe :

  • des interprétations théoriques élaborées sur la base des visions du monde et des étiologies indigènes,
  • des modalités  thérapeutiques spécifiques à l'égard de l'étranger en difficulté,
  • des travaux d'investigations anthropologiques situés hors du champ clinique,
  • la référence au principe de complémentarité initié et théorisé par Devereux.

Ce sous-ensemble autorise le recours au concept d'ethnopsychanalyse. (voir Définition) Nous nous proposons d'exposer successivement les points précédents.


Totem et Tabou

Les éléments du procès fait à Freud quant à la validité des thèses avancées dans Totem et Tabou sont tous déjà contenus des 1920 dans l'historique critique d'Alfred L. Kroeber et dans son article "Après-coup" de 1939. Quant à la discussion de ces éléments en regard des "données scientifiques", on ne pourrait fondamentalement rien dire de plus que Derek Freeman si ce n'était la "remise à jour" des données issues de l'ethnologie, de la primatologie et de la génétique. Nous rediscuterons plus loin de ces critiques mais aussi et surtout de leur validité épistémologique.

Si l'accueil général fait à la psychanalyse fut plutôt réservé, il le fut plus encore par les spécialistes de domaines dans lesquels Freud avait posé le regard de son invention. Il nous semble que beaucoup de critiques lui furent adressées dans le non-dit d'une défense de territoire.  Nous pensons ici notamment aux hellénistes de renom que sont Marie Delcourt et Jean Pierre Vernant. La lecture attentive d'
Œdipe sans complexe ne constitue pas malgré la volonté de son auteur une réelle critique de l'Œdipe freudien. En effet la somme d'érudition et d'intelligence que Vernant met au service de sa cause n'empêcheront jamais le descendant des Labdacides de tuer son père, d'épouser sa mère et de se crever les yeux. Dans le domaine ethnologique les critiques éparses de Lévi-Strauss se déplacent comme les hérissons de la parabole qui, de près se piquent et de loin ont froid. Le trait d'esprit consistant à rapprocher dans le chapitre XIV de La potière jalouse "..la vie psychique des sauvages et celle des psychanalystes.." contient un effet opératoire immédiat sur le lecteur comme d'ailleurs les paroles du chaman sur la parturiente analysées dans L'efficacité symbolique. Dans ce dernier texte Lévi-Strauss rapprochait déjà (avec sympathie il nous semble) la cure chamanique et la cure psychanalytique. Marguerite Sechehaye n'y était pas précisément décrite comme une head shrinker. Même si l'inconscient lévi-straussien se distingue de l'inconscient freudien (nous reviendrons sur ce thème) on se demande parfois si l'attitude critique de Lévi-Strauss ne s'adresse pas plus aux psychanalystes et à leurs institutions plutôt qu'à la pensée psychanalytique. Son soutien, associé à celui de Roger Bastide, dans la nomination de Devereux à l'École Pratique des Hautes Études en 1963 nous paraît aussi signifiant que des écrits. Il est vrai que Devereux était un psychanalyste (et ethnologue) atypique. Quoiqu'il en soit Totem et Tabou resurgit sans cesse dans l'œuvre de ce penseur essentiel de notre siècle.[3]

Georges Devereux Roger Bastide Claude Levi-Strauss


Le génie de Freud dans Totem et Tabou est d'avoir rendu pensable un domaine de recherche. Que ce texte se soit développé dans un contexte socio-historico-scientifico-..etc. traversé par l'idée de progrès, qu'il se soit étayé sur des observations caduques ou partiales, qu'il soit marqué par une méthodologie parfois douteuse des correspondances, tout cela est vrai. Malgré tout, le mythe de la horde originaire, le repas sacrificiel, la transmission phylogénétique des caractères acquis etc., forme un ensemble cohérent, indiquant à la psychanalyse et à l'ethnologie un continent nouveau ou pour le moins des contrées à explorer.

Totem et tabou est composée de quatre parties inégales : La crainte de l'inceste, Le tabou et l'ambivalence des sentiments, Animisme, magie et toute-puissance des pensées, Le retour infantile du totémisme. Cette dernière partie, patiemment préparée par les précédentes, constitue en fait le cœur de l'ouvrage. C'est en elle que Freud développe son hypothèse de l'origine de la culture associée à l'idée que
"On retrouve dans le complexe d'Œdipe les commencements à la fois de la religion, de la morale, de la société et de l'art...". C'est aussi bien entendu cette dernière partie qui est la plus commentée et la plus contestée. L'ensemble du livre est traversé par le modèle analogique très controversé reliant "les sauvages, les névrosés et les enfants". A cet endroit et à notre avis, il faut cependant se garder de critiques trop hâtives afin de pas commettre de jugement anachronique. Anachronique, parce que si aujourd'hui de tels rapprochements paraissent "péjoratifs", à l'époque ils étaient révolutionnaires en ce sens qu'ils accordaient "le même appareil psychique" à n'importe quel être humain. Nous reviendrons sur cette question après les critiques de Kroeber lorsque nous présenterons le point de vue de Géza Róheim relatif à la Horde.

page de Totem and Tabou - Librairie du Congrès américain

passage surligné de Totem and Tabou - Librairie du Congrès américain

A gauche, la page manuscrite contenant le "mythe de la horde" ; à droite, le fameux passage surligné.

« Eines Tages taten sich die ausgetriebenen Brüder zusammen, erschlugen und verzehrten den Vater und machten so der Vaterhorde ein Ende. Vereint wagten sie und brachten zustande, was dem einzelnen unmöglich geblieben wäre. (Vielleicht hatte ein Kulturfortschritt, die Handhabung einer neuen Waffe, ihnen das Gefühl der Überlegenheit gegeben) Daß sie den Getöteten auch verzehrten, ist für den kannibalen Wilden selbstverständlich. Der gewalttätige Urvater war gewiß das beneidete und gefürchtete Vorbild eines jeden aus der Brüderschar gewesen. Nun setzten sie im Akte des Verzehrens die Identifizierung mit ihm durch, eigneten sich ein jeder ein Stück seiner Stärke an. Die Totemmahlzeit, vielleicht das erste Fest der Menschheit, wäre die Wiederholung und die Gedenkfeier dieser denkwürdigen, verbrecherischen Tat, mit welcher so vieles seinen Anfang nahm, die sozialen Organisationen, die sittlichen Einschränkungen und die Religion.» (texte actuel publié)

La horde

« Un jour, les frères expulsés se groupèrent, abattirent et consommèrent le père et mirent ainsi un terme à la horde paternelle. Réunis, ils osèrent et accomplirent ce qui était resté impossible à l'individu. (Peut-être un progrès culturel, le maniement d'une nouvelle arme, leur avait-il donné le sentiment de leur supériorité.) Qu'ils aient ainsi consommé celui qu'ils avaient tué, cela s'entend, s'agissant de sauvages cannibales. Le père primitif violent avait été certainement le modèle envié et redouté de tout un chacun dans la troupe des frères. Dès lors ils parvenaient, dans l'acte de consommer, à l'identification avec lui, tout un chacun s'appropriant une partie de sa force. Le repas totémique, peut-être la première fête de l'humanité, serait la répétition et la cérémonie commémorative de cet acte criminel mémorable, par lequel tant de choses prirent leur commencement, les organisations sociales, les restrictions morales et la religion. ».[4]

L'ambivalence des sentiments, co-existence de la haine et de l'amour, aurait ensuite généré une suite de mouvements psychiques. Après l'assouvissement de la haine, les fils auraient eu du repentir, de la culpabilité et un reniement de tout cela rendu possible par le déplacement sur le totem de l'imago paternelle. Les relations ultérieures au totem conserveraient cependant les traces de ces évènements, traces perceptibles dans deux tabous fondamentaux liés au totémisme, à savoir la prohibition de tuer le totem et la prohibition d'épouser une femme appartenant au même totem. Freud faisait ici coïncider ce qu'il avait déjà appris des matériaux cliniques, notamment des cas de zoophobies du petit Hans, du petit Arpad relaté par Ferenczi et de son analyse du mythe d' Œdipe.

Cette construction élaborée avec des matériaux empruntés à Darwin, Frazer, Robertson Smith et Atkinson fut et reste certainement encore l'une des parties de l'édifice freudien les plus contestées. Devereux lui-même la considérait comme
"l'une des rares erreurs de Freud ". Erreur, fable, mythe, élucubration, fantasme d'un homme qui "n'est plus le père d'une horde sauvage mais le maître reconnu d'une doctrine qui vient de se doter d'un appareil politique échappant à son pouvoir" [5] et qui est désormais dans l'expérience difficile des premières trahisons. Il n'empêche que ça parle.

Dans une aire culturelle traversée par des religions dans lesquelles la rivalité fraternelle va jusqu'à l'assassinat, où un père est prêt à sacrifier son fils, où les hommes tuent le fils du Père et incorporent (c'est le cas de le dire) sa chair et son sang,  peut-on être réellement étonné de la représentation (comme en miroir) proposée par Freud ? La représentation d'Œdipe tuant son père se retient pourtant mieux que celle de parents abandonnant leur enfant à la mort. Il est vrai, à moins d'être "activement incroyant",  que nous ne plaçons pas "spontanément" Abraham, Abel, Caïn et Jésus dans le même monde que celui de Laïos, de Jocaste et de leur fils. Beaucoup de croyances sont perçues comme religions ou mythes selon qu'il s'agit des nôtres ou de celles des autres. Il y a cependant un tel consensus implicite dans les découpages mêmes des champs et des objets d'études que certains rapprochements sont à peine envisageables. Il est par exemple vraisemblable que le personnage du Père Noël, pas moins digne d'études que les héros précédents, aurait retenu beaucoup plus l'attention des mythologues, ethnologues, psychanalystes etc. s'il avait été un "objet exotique". En effet, l'importance des travaux qui lui ont été consacrés est ridicule par rapport à son importance culturelle et psychologique. Des critiques adressées à la horde de Freud, un certain nombre d'entre elles renvoient à l'invraisemblance et à l'impossibilité de cet évènement.  Il est vrai que Freud n'a pas considéré le drame d'Œdipe comme un fait historique mais la question de son existence réelle n'a jamais été évoquée comme obstacle majeur à cette conception clé de la psychanalyse.

Il est remarquable, à moins d'y joindre les détails des textes sur lesquels Freud s'est appuyé, que la substance du "mythe" de la horde soit contenue dans les deux premières phrases. Beaucoup de choses très savantes ont été et continuent d'être écrites sur la mythologie. Parmi elles on retrouve souvent et sous l'influence de la psychanalyse, l'analogie avec le rêve. Le rapprochement reste intéressant mais il porte presque toujours sur l'identité des mécanismes qui les constituent, à savoir les processus primaires. On en oublie parfois une idée simple : ces deux objets fonctionnent à l'envers dans l'appareil psychique.

- Le rêve nécessite le passage du sommeil à l'éveil ; il chemine de l' inconscience à la conscience dans les sens communs des termes. Je peux en exposer éventuellement un récit mais pas nécessairement une idée, à moins justement de pouvoir associer entre un contenu manifeste et un contenu latent.
- Le mythe retient l'attention, il nécessite la vigilance ; son cheminement va de la conscience à une possible inconscience. Je  n'en conserve pas obligatoirement un récit fidèle mais je suis presque toujours dans la possibilité d'en communiquer une idée. Si l'on dépouille cette histoire de la horde des éléments qui en composent le récit pour n'en retenir qu'une idée, il nous semble que cette dernière pourrait se formuler ainsi : la vie sociale est fondée sur la création d'une violence "culturelle" répondant à la violence "naturelle". Rien n'empêche d'ailleurs d'imaginer que les conditions d'émergence de la violence culturelle puissent s'accommoder avec la théorie de Darwin. Pour éviter tout malentendu nous voudrions souligner que nous n'identifions pas les conditions d'existence de la violence culturelle à celle de la culture elle-même. Cette dernière en serait plutôt un effet et non une cause.

La question de la transmission a toujours préoccupé Freud. Il l'a toujours posée dans le même sens : de l'espèce vers l'individu, du collectif au particulier, du meurtre originaire au complexe d'Œdipe. C'est essentiellement sur cette question que les opposants à Totem et tabou ont organisé leurs critiques ; comme si, sur cette question, Freud avait raisonné à l'envers ou de travers.


Les critiques de Kroeber

Nous reprendrons successivement ici les critiques de Kroeber écrites en 1920 (voir biblio) avec les onze numéros donnés par l'auteur lui-même.

1- les allégations de Darwin - Atkinson sont hypothétiques. Il n'est pas démontré que nos ancêtres vivaient en horde avec un mâle dominant imposant ses volontés.
2- l'allégation de Robertson Smith sur le sacrifice de l'animal totem et de son incorporation comme rituel religieux ancien pourrait éventuellement concerner les cultures méditerranéennes mais ne serait pas universel.
3- le sacrifice animal n'est pas nécessairement lié au totémisme.
4- l'idée freudienne que les fils tuèrent et mangèrent le père n'est qu'une hypothèse.

Les premières des critiques de Kroeber portent sur la contestation des éléments anthropologiques empruntés par Freud aux auteurs pré-cités. Ces critiques sont sous-tendues par l'idée que ces divers éléments n'ont pas de statuts scientifiques et/ou d'existences historiques avérés. La question du sacrifice de l'animal totem et de son universalité ne peut pas effectivement être reçue telle quelle devant les données ethnologiques. Le sacrifice animal, quand il existe, ne relève pas d'interprétations univoques. On sait aussi que Lévi-Strauss refuse l'association sacrifice et totémisme. Il en fait même deux institutions opposées dans leurs orientations. Cependant, un fil rouge traverse les phénomènes des sacrifices, des offrandes, des cultes des ancêtres, des religions et ce fil est toujours étonnamment lié à la problématique de l'oralité. On peut hypothéquer que les variations et les différences entre tous ces phénomènes sont en corrélation avec les déclinaisons possibles de la problématique orale, en suivant ici la voie ouverte initialement par Karl Abraham.

En 1939, Kroeber dans L'après-coup reconsidère son ancien article. Il y maintient ses critiques mais en même temps devient plus "ouvert" aux idées freudiennes sous la réserve que Freud ne place ses conceptions au niveau Historique. En d'autres termes Kroeber refuse l'idée que cela ait pu être un évènement "ponctuel". Je ne pense pas pour ma part que Freud, à l'époque de cet écrit, l'ait considéré ainsi. Dans les dernières lignes de sa préface (1913), au sujet de son hypothèse, il écrit : "..mais à supposer même que celle-ci se révèle finalement comme invraisemblable, je n'en estime pas moins qu'elle aura contribué, dans une certaine mesure, à nous rapprocher d'une réalité disparue, et si difficile à reconstituer." Un quart de siècle plus tard, dans Moïse et le monothéisme, Freud reprend intégralement sa thèse en y apportant toutefois la précision suivante : "Cette histoire ainsi racontée paraît très condensée comme si ce qui avait mis des années à s'achever, ce qui s'était répété sans cesse, ne s'était en réalité produit qu'une seule fois." [6]


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Notes.



- 1 - Freud Sigmund, (1923), Psychanalyse et théorie de la libido, dans Oeuvres complètes, TXVI, PUF, 1991, [211], p183. retour

- 2 - Nous avons adopté la traduction de M. Weber de Totem et Tabou, Paris, Gallimard, 1993. Celle des Oeuvres Complètes propose Quelques concordances dans la vie d'âme des sauvages et des névrosés. Comme maintes fois, cette dernière est au plus près du texte allemand mais dans la vie d'âme sonne étrangement dans le français d'aujourd'hui. - retour

- 3 - Voir la très bonne revue Critique de Janvier-Février 1999, n°620-621, consacrée au portrait de l'anthropologue en "philosophe-artiste" selon l'expression de Philippe Roger. - retour

- 4 - Freud Sigmund, (1913), Totem et tabou, dans Oeuvres complètes, TXI, PUF, 1998, [171], p360. retour

- 5 - Roudinesco (E), Plon (M), Dictionnaire de la psychanalyse, article Totem et Tabou, Fayard, 1997, page 1057-1058. - retour

- 6 - Freud Sigmund, (1938), Moïse et le monothéisme, Paris, Gallimard, 1948, p110 (ou 4ème paragraphe, Application, de la première partie du chapitre III, Moïse, son peuple et le monothéisme) - retour -

Kroeber (A.L.), Totem and Taboo, an ethnologic psychoanalysis, dans The Nature of Culture, University of Chicago Press, 1952, p.301-309. Les articles originaux sont dans Amer. Anthropologist, 22, 1920 et Amer. J. Sociol., 45, 1939. On en trouvera une traduction de Danielle Goldstein dans la Revue Française de Psychanalyse, Tome LVII, 3, 1993, p.773-785 -  retour

Freeman (D), Totem et Tabou : une nouvelle évaluation, dans L'anthropologie psychanalytique, sous la direction de Muensterberger, Paris, Payot, 1976, p.56-81 -  retour

Vernant (J-P), Vidal-Naquet (P), Œdipe et ses mythes, Editions Complexe, 1988, p.1-22 -  retour

Lévi-Strauss (C), La potière jalouse, Plon, col. Agora, 1985, p.243-269 -  retour

Lévi-Strauss (C), Anthropologie structurale, Plon, col.Agora, 1974, p.213. Le rapprochement entre les cures commence à la page 226. -  retour

Allusion que fait Lévi-Strauss au surnom américain des psychanalystes (réducteurs de tête) en les rapprochant des Jivaro. Marguerite Sechehaye est l'auteure (bonjour aux québécois) du Journal d'une schizophrène aux Presses Universitaires de France (1950). Lévi-Strauss discute de son travail dans L'efficacité symbolique. -  retour


Totem : "Le mot totem est emprunté à l'ojibwa, langue algonquine parlée sur le pourtour des Grands Lacs nord-américains..." E. Désveaux dans Dictionnaire de l'ethnologie et de l'anthropologie de Bonte et Izard. - retour -

Tabou : Il semblerait que le mot fût connu et introduit en Occident par le récit du troisième voyage de James Cook. Il l'aurait entendu à Tonga. Aujourd'hui encore à Tahiti on parle de tapu. Comme pour totem, les usages ethnologiques ont quelque peu déplacé les sens de ces mots par rapport à leurs usages dans leurs langues originelles - retour -

 

30/07/08espace© Association Géza Róheim - Fermi Patrick - 17 septembre 1998.