carte postale
ayant voyagé en 1952
St Léger /
Estaimpuis - Panorama
St Léger /
Estaimpuis - l'église et la place
Qui
est Saint Léger ? Lutger, Leodegar ou Léger est
né vers 616 sur les bords du Rhin, dans une puissante famille
franque où il reçoit une éducation
soignée. La reine Bathilde le nomme conseiller à la
cour, puis évêque d'Autun en 663.
C'est alors qu'impliqué dans de pénibles intrigues
politiques, incorruptible et défenseur de la Bourgogne, il se
heurte au perfide Ebroïn, maire du palais, qui lance l'assaut
sur Autun.
Léger, pour sauver les siens, se rend ; son ennemi lui fait
alors couper la langue et les lèvres et lui brûle (ou
crève, selon les légendes) les yeux.
Condamné à mort, il sera plus tard conduit par ses
bourreaux dans la forêt de Sarcing, aux confins de l'Artois et
de la Picardie, le 2 octobre 678 (jour de sa fête), où
il fut décapité. Le lieu de sa mort aurait donné
suite à de nombreux miracles.
On prie Saint Léger pour les maladies des yeux (son premier
martyre), les difficultés de langage (son deuxième
martyre) et "pour les vapeurs qui rendent les gens légers",
soit les débilités mentales (décapitation,
troisième martyre).
Autres lieux d'invocation du saint, proches de St Léger :
Dottignies, Wannebecq, Havré...
Saint Léger est le patron des meuniers.
La hauteur
totale du clocher est de 57 mètres. La flèche de
la tour fut construite en 1852.
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C'était
il y a longtemps
Les noms
jetés de
Saint-Léger
Voici
quelques noms jetés (prononcez "noms
chtés") de Saint-Léger.
Les noms jetés sont des surnoms
donnés aux habitants.
Ils peuvent provenir d'une profession, d'un trait
de caractère, du physique, d'un lieu-dit,
d'une famille...
- "Brigatte" (M.
Fernand Noncle) : entrepreneur de
maçonnerie, rue de Warcoing
Au début de sa carrière, il
travaillait en France et était le chef
d'une brigade.
- "Camil Fitch"
(M. Camil Balkaen) : la mère de Camil
s'appelait Sophie
On disait "Fitch" pour Sophie, d'où ce
nom donné pour le fils de Sophie - rue
Royale
- "Coeu
Cur" (Mme Thérèse
Vancaeneghem) : Thérèse avait des
difficultés de prononciation étant
jeune.
Elle appelait toujours sa sur
aînée : "coeu
cur".
- "Gustave
Cou-coutte" (M. Duponchel) : Il
était saisonnier en France (betteraves) -
rue Royale
- "Henri Batteu
matelas" (M. Henri Stratte) : Il était
batteur de matelas.
- "Hortense Flip"
: Le mari d'Hortense s'appelait-il Philippe
?
- "Joseph Vinck"
(M. Emile Vandorpe)
Son prénom était Emile, comme le
prénom de son père, mais on
l'appelait Joseph pour ne pas l'appeler par le
même prénom que son
père.
Vinck signifie "pinson" en néerlandais et
on imagine que le père de Joseph devait
avoir des pinsons quand il habitait en
Flandres.
- "Jules de
l'Bastrinque" : café le
Bastrinque
- "L'couss" (M.
Alfred Lambrecht) : rue du Château
d'eau
- "Le
brusselaire" (M. Urbain Villyn)
Il habitait à Bruxelles avant de venir
s'installer à Saint-Léger
(Garage).
- "Le charron"
(M. Achille Score) : Il réparait les
roues des charrues.
- "Le grand
Albert" (M. Albert Bouckaert)
- "Le marchand de
ballons" (M. Emile Hubaut)
Ce nom provient de la profession qu'il
exerçait. Il tenait une épicerie
et vendait des bonbons.
- "Le
maréchaux" (M. Jules Detollenaere) : le
maréchal-ferrant, rue du Château
d'eau
- "Les badjous" :
famille Decock
- "Les tchu tout
nus" : famille Ameye
Les enfants de la famille voyageaient souvent
les fesses à l'air quand ils
étaient petits.
- "Les
zazas"
- "Lisa de
l'cantine" : tenancière d'un café,
rue de Lille
Lisa ou ses parents tenaient-ils une cantine, un
restaurant auparavant ?
- "Marie Camil"
(Mme Marie Moerman) :
Camil était le prénom de son
mari.
- "Marie Cyril"
(Mme Marie Vandenhemel) :
Cyril était le prénom de son
père. On disait également "les
enfants Cyril" en parlant d'elle et de ses
frères Henri et Julien.
- "Marie des
Prés" (Laure-Marie ?) : Elle habitait
dans les prés.
- "Marie
Léo" : accoucheuse. Léo
était le prénom de son
mari.
- "Marie Tros
djettes" : Elle avait trois
chèvres.
- Melle Turlutte"
(Mme Julia Doutreluigne) :
Institutrice, cette dame était assez
sévère avec ses
élèves et parlait
beaucoup.
- "Nani " (M.
Léonard Deffrennes) :
Il appelait sa compagne Nani (son prénom
était Annie) et suite à cela les
gens l'ont aussi appelé "Nani" - rue du
Château d'eau
- "Nartoul" (M.
Léonard Leveugle) :
Il était marchand de légumes et de
fruits, rue de l'ancienne
passerelle.
- "Gustave et
Nathalie Dubouc" (M. Gustave Eckout) :
Il y avait une certaine odeur quand on passait
devant chez Nathalie et Gustave car ils
faisaient l'élevage de boucs.
- "Octavi
Piloutte" : famille Depratère
Elle tenait un café, rue du Château
d'eau.
- "Petit gus
Lariole" (M. Auguste Delplanque)
- "Piqueur" (M.
Maurice Vanthune) :
Vieux monsieur qui habitait près du
canal. Ce nom jeté lui vient du fait
qu'il aimait bien boire son verre (rue de
l'ancienne passerelle).
- "René Pa
Rost" :
Certains enfants avaient peur de René
lorsqu'il buvait un verre. Il leur disait alors
: "Ne vous inquiétez pas, René y
est "pa rost".
Chanson
de Saint-Léger
"On
peut aller jusqu'au bout du
monde, Saint-Léger ne
périra pas !
On peut aller jusqu'au bout du
monde, Saint-Léger ne
périra pas !
A boire
A boire à sa santé
!"
Mais
qui a inventé cette
chanson qui date du début
du XXe siècle ?
Y-a-t-il eu des couplets à
cette chanson ?
Le mystère reste
entier
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Loin d'être
exhaustive, cette liste ne demande qu'à
être complétée par vos propres
souvenirs. Et si vous possédez des photos
des personnes évoquées, faites-le
nous savoir
Contact : Agence
pour le Développement Local - Carine Demedts
au 056/48.13.77
Source :
L'Estaimpuisien N°78 - décembre
2007
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St Léger /
Estaimpuis - la place
St Léger -
la place / On reconnaît Léonie Baucarne, la
tenancière, et Robert François.
St Léger -
la rue de Lille
De droite à
gauche : Maurice Ecrepont / Louis et Albert Verhamme / deux enfants
Schoore / Jules Belin (sur le vélo) / ?
St Léger -
la rue de Lille
Une entreprise de
charronnage au fond de la place de St Léger, après la
1re guerre mondiale (Achille Schoore)
Les forges et les
ateliers de charrons, aujourd'hui disparus, étaient jadis
fréquents. En effet, ces 2 métiers étaient
directement liés au travail de la terre.
Le maréchal ferrait les chevaux. Le forgeron fabriquait les
outils indispensables à la culture et à l'entretien des
terres. Il s'occupait également du cerclage des
roues.
De gauche
à droite : Alphonse Schoore / Achille Schoore / Charles
Noterdeam et Léon Decourcelle
St Léger -
la rue Royale
La 1re maison
à gauche abritait l'atelier du charron Achille Schoore ; la
seconde appartenait à Coppens.
Dans la 3e habitait le cordonnier Henri Vermaut, bourgmestre.
Dans la maison du fond demeurait Adolphe Duchatelet, charron, avec
ses soeurs (épicerie).
A droite,
Léona Hennebert, fille de l'instituteur, et au coin la
boucherie Deweer.
Les petits enfants à gauche : Alphonse Schoore et Rosette
Kimpe.
St Léger -
Petit Lannoy
La
route Saint-Léger / Dottignies (Petit Lannoy )
Cette rue n'est plus pavée et est devenue un axe routier
fréquenté, proche dune sortie dautoroute.
On retrouve toujours la chapelle Bury comme sur la photo : le petit
bâtiment blanc à gauche. Elle est dédiée
à l'Immaculée Conception.
Cette chapelle, du nom du fermier qui la fit construire, était
autrefois couverte d'ardoises. Elle fut transformée et
embellie en 1890 après une tempête qui endommagea la
ferme sans faire de victimes dans le voisinage. On peut toujours y
voir l'autel en forme de tombeau avec la statue de la Vierge et les
luminaires.
A droite, le mur blanc de la ferme de Julien Maroy. La voiture
appartenait à Emile Hubaut, marchand de bonbons.
St Léger -
F. Hubaut-Vanneste, négociant
Cette maison,
située Rue Principale, a été récemment
restaurée.
le Pont Mauroy en
1908

le Pont Mauroy en
1938 - sur le pont : Henri Dupuis, "pontonnier"
Saint-Léger
- la passerelle du canal
Entre le pont de
Mauroy et le pont du centre, une passerelle réservée
aux piétons avait été construite au-dessus du
canal de l'Espierre. Les habitants la nommaient "Les Hautes
Planques". Une péniche emportant un jour le tablier, elle fut
reconstruite en la surélevant quelque peu. Elle fut
supprimée après la seconde guerre mondiale.
de gauche
à droite : Léon Decourcelles / Agnès Hocedez /
Emilienne et Fernande Seynaeve
Dottignies / St
Léger - la station en partie détruite au départ
des Allemands
Il
s'agit de l'ancienne gare qui existe toujours. Elle se situe juste
après la limite de Saint-Léger et desservait Dottignies
et Saint-Léger, d'où les 2 noms.
Le dernier train à vapeur pour voyageurs passa à
Dottignies / Saint-Léger en 1952. Ce furent ensuite des
michelines qui assurèrent le trafic des voyageurs tandis que
des trains pour marchandises circulaient encore. La dernière
micheline passa le 31 juillet 1959. C'en était fini du trafic
voyageurs et des bus remplacèrent les trains. Pour ce qui est
des marchandises, tout trafic cessa définitivement en
1962.
St Léger -
Propriété de M. Wattel-Ferrier, un industriel
roubaisien (rue de Lille)
Elle fut
habitée jusqu'en 1903 par Louis Duchatelet qui fut bourgmestre
de Saint-Léger de 1856 à 1903 et conseiller provincial
de 1864 à 1903.
Des
niches de fous dans notre église :
Notre église de
Saint-Léger recèle quelques curiosités autour de
son saint patron. Tout d'abord ces banquettes pratiquées dans
les murs du porche.
Il paraît qu'elles étaient destinées à
asseoir les simples d'esprit, les fous venus prier leur saint,
interdits d'entrer plus avant dans le lieu sacré car ils
étaient accusés, à l'époque, d'être
possédés par le Diable (le prêtre venait
jusqu'à eux les bénir).
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Autel
dédié à Saint Léger,
Patron de la paroisse
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Un
curieux outil sur l'autel :
L'autel de
Saint-Léger comporte un étrange outil dans la
main du saint, en lieu et place de l'habituel stylet
sensé lui avoir ôté la vue. Il s'agit
d'une cuiller de sabotier, un outil abondamment manié
dans le village ; les sabotiers d'Evregnies ne
provenaient-ils pas, d'abord, de Saint-Léger
?
Voilà un bel exemple
d'appropriation de l'histoire sainte par la
réalité locale.
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le moulin de
St-Léger
à droite, le moulin qui
appartenait à Alphonse Laebens. Il a été
détruit par un incendie en 1893.
à gauche, le 2e moulin Laebens, construit après
l'incendie. Il fonctionne au vent et à la vapeur -
construction d'en-dessous.
"Un dicton local disait que les gens de Saint-Léger avait
reçu un coup d'aile - du moulin à vent - et qu'ils en
étaient restés idiots. A Evregnies, nous avons aussi la
réputation d'être idiots - de la part des habitants de
Saint-Léger - car à Evregnies, il fait noir à 3
heures (nos volets sont fermés par grande chaleur)."
Un grand merci à Philippe Michiels pour ces photos... et
son humour !



St Léger
(noté ici St Léger les Pecq) dans les années
1960
la même en
noir et blanc
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Baudoin
Ier, précédent Roi des Belges, est
représenté ici.
Il était né le 7 septembre 1930 et est mort le
31 juillet 1993.
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Ici
Albert Ier, 3e Roi des Belges (oblitération de
1934).
Il était né 8 avril 1875 et est mort le 17
février 1934.
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des
vues récentes du village ?
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les
photos de Bruno "le long d'un canal
oublié..."
et la Confrérie des Satcheux
?
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inon,
merci de fermer l'agrandissement.
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http://assoc.wanadoo.fr/saintleger/