- - - - -

Les Verts Dordogne Ecologie

- - - - -

Sortons du nucléaire

(liste des documents)
(retour à campagnes et actions)

(retour à la page d'accueil)

Cette page a été actualisée pour la dernière fois le :

10 mars 2004

La Dordogne est sous le vent de la centrale nucléaire du Blayais. Beaucoup avaient fini par l’oublier ou par s’en accommoder. Mais la chaude alerte de fin décembre 1999 au Blayais, où l'on est passé pas loin d'un accident majeur, puis l’éventualité du stockage de déchets nucléaires en Dordogne, aux environs de Piégut-Pluviers, ont interpellé la population et les élus. N'oublions pas Tchernobyl, les mensonges officiels (dénoncés par la CRIIRAD, le réseau Sortir du Nucléaire...), les déchets que nous léguons à nos enfants...

Alors qu'un nouveau programme électronucléaire est dans les cartons, Les Verts affirment depuis longtemps qu'il est possible et réaliste de sortir progressivement du nucléaire.

 

Liste des documents (classés par ordre chronologique inverse) :

Quelques liens externes :

 

(haut de la page)

(campagnes et actions)

(retour à la page d'accueil)


Manifestation de Paris, organisée par le Réseau Sortir du Nucléaire

(17 janvier 2004)

Des militants et des sympathisants des Verts Dordogne, parmi plus de 10 000 participants, ont défilé ce samedi après-midi de la place de la République à Bercy pour s'opposer à un nouveau programme électronucléaire.

Parmi les manifestants, de nombreux responsables des Verts ; ici Gérard Onesta, Marie-Hélène Aubert... et Bérénice Vincent, la présidente des Verts Dordogne.

(haut de la page)

(campagnes et actions)

(retour à la page d'accueil)


Toulouse : "Sortir de l'âge du nucléaire"

(20 octobre 2001)

Le Réseau Sortir du Nucléaire a appelé l'ensemble des mouvements, associations, partis politiques et citoyens à une journée nationale de rassemblements sur cinq sites phares pour « sortir de l'âge du nucéaire », pour tourner la page à une énergie obsolète et ouvrir le troisième millénaire à un monde sans nouveaux déchets nucléaires, sans aggravation de l'effet de serre et pour un développement durable.

 

Toulouse 20 oct 2001 (29 Ko) (photo Réseau Sortir du Nucléaire)

(photo Réseau Sortir du Nucléaire)

Des dizaines de milliers de personnes se sont ainsi rassemblées le 20 octobre 2001 à Nantes, Colmar, Lille, Toulouse et Lyon. Les Verts Dordogne ainsi que ceux des autres départements aquitains ont rejoint place du Capitole leurs homologues de Midi-Pyrénées. 12000 à 15000 personnes ont manifesté dans les rues de Toulouse ce jour-là.

 

Toulouse, 20 oct 2001 (30 Ko) (Photo Christian Merlette, Verts Gironde)

(photo Christian Merlette, Verts Gironde)

 

(haut de la page)

(liste des documents)
(campagnes et actions)

(retour à la page d'accueil)


Lascaux : départ de la marche contre l'enfouissement des déchets nucléaires

(dimanche 17 juin 2001)

 

En prélude à une semaine contre l'enfouissement des déchets nucléaires à Bure, dans la Meuse, du 21 au 29 juillet, plusieurs marches devant converger vers ce rassemblement ont été organisées à travers la France. L'une d'entre elles partait le dimanche 17 juin de Lascaux, lieu symbolique de l'héritage laissé aux générations futures.

Les Verts Dordogne étaient présents et ont accompagné les marcheurs durant les premiers kilomètres de leur périple, la première étape les conduisant à Cublac, en Corrèze, en passant par Montignac, Saint Amand de Coly, Coly et Terrasson.

 

(haut de la page)

(liste des documents)
(campagnes et actions)

(retour à la page d'accueil)


La mission "granite" enterrée !

(Communiqué national des Verts du 4 juin 2000)

 

Les Français et la démocratie viennent de gagner. La mission "granite" chargée de consulter les élus sur les 15 sites granitiques potentiellement retenus pour enfouir les déchets radioactifs va cesser son activité. Toute nouvelle décision concernant l'enfouissement des déchets radioactifs va laisser passer quelques élections. Les Verts se félicitent de cette victoire que la puissance de la mobilisation vient d'obtenir avec une rapidité sans précédent.

Tout en savourant ce premier succès, les Verts vont renforcer la pression pour que ce soit la filière de l'enfouissement elle-même qui soit reconnue comme totalement inadaptée à la résolution du problème des déchets radioactifs. Les travaux viennent à peine de commencer à Bure, ils doivent cesser eux aussi afin de ne pas dépenser inutilement de l'argent dans une filière condamnée.

C'est à l'aune de la sécurité des générations futures que le traitement des déchets radioactifs doit être totalement repensé, sans qu'aucune région ne soit sacrifiée en se les voyant imposer dans son sous-sol profond. La loi Bataille de 1991 doit être profondément modifiée en ne conservant que les éléments positifs, à savoir

- la poursuite de l'inventaire de tous les déchets radioactifs et de tous les sites contaminés, en particulier au radium, réalisée chaque année par l'ANDRA,

- la continuation du travail de la commission nationale d'évaluation qui a permis un début de transparence sur la nature des déchets,

- la poursuite des recherches à long terme, sans fixer des ultimatum à la science.

Après l'arrêt de Superphénix, après le report de la décision sur le nouveau réacteur EPR, après le gel de la mission granite, les Verts souhaitent que, comme bien d'autres pays, le gouvernement regarde sérieusement dans quelles conditions et dans quel délai la France peut sortir du nucléaire.

 
Maryse Arditi, Denis Baupin

Porte-parole nationaux

 

(haut de la page)

(liste des documents)
(campagnes et actions)

(retour à la page d'accueil)


Manifestation à Piégut-Pluviers

(14 mai 2000)

 

A l'initiative du collectif Terre d'Avenir, 3000 personnes ont manifesté dimanche à Piégut-Pluviers contre l'enfouissement des déchets radioactifs. Parmi les nombreux participants, Les Verts Dordogne étaient bien sûr présents ainsi que des élus et membres d'autres mouvements politiques et associatifs. Si tous ne remettent pas forcément en cause le nucléaire dans son ensemble, il est heureux qu'autant de citoyens partagent les mêmes préoccupations et se soient retrouvés derrière le slogan "ni ici, ni ailleurs". Les prises de parole en fin de manifestation ont confirmé que si des approches différentes pouvaient voir le jour (collectif ou association Terra d'Avenir), elles étaient capables de faire cause commune sur l'essentiel.

 

(haut de la page)

(liste des documents)
(campagnes et actions)

(retour à la page d'accueil)


Conférence-débat à Piégut-Pluviers

avec Maryse Arditi et Jean-Pierre Dufour

(12 mai 2000)

 

Les Verts Dordogne Ecologie ont organisé vendredi soir 12 mai 2000 à Piégut-Pluviers une conférence-débat avec Maryse Arditi, porte-parole nationale des Verts et docteur en physique nucléaire, et Jean-Pierre Dufour, conseiller régional Vert d'Aquitaine et lui aussi physicien nucléaire.

Pour Maryse et Jean-Pierre, il ne faut surtout pas enfouir de manière irréversible les déchets nucléaires mais continuer de les stocker temporairement sur le site des centrales, dans des "piscines" (l'eau absorbant les rayonnements). Le retraitement effectué à La Hague étant problématique et non justifié (déjà bien trop de plutonium sur la planète !), lorsque les nucléides à vie courte auront disparu, il faudra alors stocker les déchets à longue activité en sub-surface, dans des tunnels ventilés, et maintenir une surveillance scrupuleuse de chaque "colis".

Mais au-delà du problème des déchets, c'est une sortie progressive du nucléaire qui est vivement souhaitée. Le scénario proposé permet de sortir complètement du nucléaire d'ici à 2023, en commençant par fermer les centrales âgées de 25 ans, en évitant le gaspillage (chauffage électrique), en recherchant une meilleure efficacité énergétique, en diversifiant les sources et notamment en développant les énergies renouvelables.

 

(haut de la page)

(liste des documents)
(campagnes et actions)

(retour à la page d'accueil)


La marche des anti-nucléaires

(TchernoBlaye)

 

En avril,

Ne te découvre pas, défile

Pour ne jamais connaître un Tchernobyl !

 

1500 manifestants sont venus manifester le 23 avril leur volonté de sortir du nucléaire. Après un pique-nique sous la halle de Braud-et-Saint-Louis, le cortège a parcouru la longue digue conduisant à la centrale du Blayais. Les Verts Dordogne étaient représentés, venus en famille pour certains d'entre eux. Au caractère sympathique et bon enfant de la manifestation, les forces de l'ordre ont cru bon de répliquer par quelques grenades lacrymogènes ! Déplorable...

 

(haut de la page)

(liste des documents)
(campagnes et actions)

(retour à la page d'accueil)


TchernoBlaye

 

Grande manifestation inter-régionale

le 23 avril 2000 à 14h

à Braud-et-Saint-Louis,

commune de la Centrale Nucléaire du Blayais

 

FORTS DU PRINCIPE DE PRECAUTION, NOUS, CITOYENS, EXIGEONS LA FERMETURE DE LA CENTRALE DU BLAYAIS PREMIER PAS VERS UNE SORTIE RAPIDE DU NUCLEAIRE

 

Programme de la journée :

10h : Accueil et table-ronde à Braud.

12h : pique-nique (amenez votre repas).

14h : début de la marche festive sur la centrale (5 km).

Animations : groupes musicaux sur un camion.

16h : prises de parole et charivari fêtant la fermeture de la centrale.

Attention : il y aura des surprises...

 

TchernoBlaye est organisée par "Les Collectifs Tchernoblaye" :

Collectif Girondin pour la Sortie du Nucléaire

(AIE, Aquitaine Alternative, Chiche!, Cinéma Utopia, CNT-Vignoles, Confédération Paysanne, CPDE, FA, GAER, Greenpeace, JCR, LCR, OCL, Rastaquouère, les syndicats SUD/G10, les Verts, les correspondants locaux du Réseau Sortir du Nucléaire, ainsi que des citoyens à titre individuel).

Coordination Stop Golfech

Collectif Antinucléaire Toulousain

 

Pour en savoir plus, consultez le site internet de TchernoBlaye :

http://altern.org/asso/tchernoblaye/

 

(haut de la page)

(liste des documents)
(campagnes et actions)

(retour à la page d'accueil)


Manif à Lascaux

Pour la carte des 15 sites pressentis par le projet d'enfouissement :

http://altern.org/asso/tchernoblaye/enfouiss.htm

Pour contacter les collectifs s'opposant aux enfouissements :

http://www.sortirdunucleaire.org/granit/contacts.html

Pour le site de Piégut-Pluviers :

Terre d'Avenir, Collectif Contre l'Enfouissement des Déchets Nucléaires

Mairie de PIEGUT

24360 PIEGUT -PLUVIERS

téléphones : 05 53 56 08 77, 06 82 57 32 09, 05 53 56 40 01

site web : http://www.perigord.tm.fr/nuclear/

e-mail : terredavenir@perigord.tm.fr

Association Terra d'Avenir

BP 22, 24360 PIEGUT Marie-Claude PAUTHIER, 05 53 56 42 30

 

(haut de la page)

(liste des documents)
(campagnes et actions)

(retour à la page d'accueil)


Sortir du nucléaire

(paru dans Dordogne Nature, avril 2000)

 

La Dordogne est sous le vent de la centrale nucléaire du Blayais. Beaucoup avaient fini par l’oublier ou par s’en accommoder. Mais la chaude alerte de fin décembre au Blayais puis l’éventualité du stockage de déchets nucléaires en Dordogne, aux environs de Piégut-Pluviers, ont interpellé la population et les élus.

 

A tous les stades de son cycle, de l’extraction du minerai d’uranium à l’enfouissement des déchets radioactifs, en passant par le fonctionnement des centrales, les transports et le retraitement du combustible, l’industrie nucléaire fait peser de terribles menaces sur l’environnement. Le nucléaire civil sert aussi d’alibi au nucléaire militaire, aujourd’hui disséminé et incontrôlé. Les écologistes ont toujours dénoncé ces menaces alors que les promoteurs du nucléaire les taxaient de passéistes. La France est le seul pays à avoir mis trois oeufs sur quatre dans le même panier : plus de 75 % de l’électricité produite chez nous est aujourd’hui d’origine nucléaire. EDF s’en glorifie d’ailleurs régulièrement dans ses campagnes de promotion.

Pourtant, sortir du nucléaire, c’est possible : de nombreux pays, et non des moindres, ne l’ont jamais utilisé ou l’abandonnent. Car ce n’est pas le nucléaire ou la bougie ! Il faut commencer par arrêter de promouvoir le chauffage électrique et réserver l’électricité aux usages plus spécifiques. La diversification des sources complétée par des économies d’énergie chez les particuliers et surtout dans l’industrie pourraient permettre une sortie progressive du nucléaire, à condition d’en avoir la volonté. Mais, en face, les structures mises en place et les intérêts financiers sont très puissants. CEA, COGEMA, EDF, FRAMATOME... les acteurs publics et privés font cause commune pour rassurer et minimiser les risques. Si les Verts ont fini par obtenir le démantèlement de Superphénix (il sera très délicat et durera des années), c’est sans doute la seule concession faite dans ce domaine à leur participation au gouvernement. Les autres décisions renforcent l’emprise de l’industrie nucléaire : utilisation du MOX (mélange d’oxydes de plutonium et d’uranium), enfouissement des déchets radioactifs... Les projets fleurissent avec de nouveaux contrats de retraitement à La Hague et la perspective d’un nouveau programme électronucléaire...

 

Déchets nucléaires

En Dordogne, l’éventualité, révélée fin janvier, d’un stockage profond de déchets nucléaires aux environs de Piégut-Pluviers, en plein coeur du Parc Naturel Régional Périgord-Limousin, a jeté le désarroi. Deux structures se sont créées pour organiser l’opposition à ce projet : un collectif, pour la rapidité de sa mise en place et la souplesse de son fonctionnement, et une association , Terra d’Avenir, davantage habilitée à entreprendre des actions juridiques. Ces deux organisations diffusent une pétition (nous vous la proposons dans ce numéro), ont pris des contacts avec les défenseurs d’autres sites potentiels et, à l’heure où nous écrivons ces lignes, attendent de pied ferme la venue de la «mission labo granit». Des élus de tous bords, qui pour la plupart étaient loin d’être anti-nucléaires jusque là, ont aussi exprimé leur opposition.

Outre les dangers de la filière, la production de déchets radioactifs dont on ne sait que faire est depuis le début un des arguments forts des écologistes contre le nucléaire. Car il n’existe à l’heure actuelle aucun moyen d’éliminer ces déchets, ni même d’en diminuer la radioactivité. Comme celle-ci peut mettre, selon les nucléides, des milliers d’années à décroître, il s’agit d’un cadeau particulièrement empoisonné pour les générations futures. L’enfouissement irréversible en profondeur est la pire des solutions car aucune roche, pas même le granit, ne peut garantir aussi longtemps l’isolement de ces matières. Notre Terre a même dû frissonner à cette idée car une récente secousse sismique ressentie dans le Nontronnais est venue à point nous le rappeler ! En attendant de très hypothétiques transmutations, peut-être possibles (mais à quel prix ?) pour certains nucléides, seul un stockage en surface ou a proximité immédiate de la surface, permettrait surveillance et suivi.

 

TchernoBlaye

Mais avant Piégut-Pluviers, il y a eu cette très chaude alerte à la centrale nucléaire du Blayais (commune de Braud-et-Saint-Louis). La tempête de la nuit du 27 décembre, conjuguée à la marée montante, a provoqué le matin du 28 une telle montée des eaux que deux réacteurs de la centrale ont vu une partie de leurs installations inondées. Pas prévues pour ces circonstances exceptionnelles, des digues avaient cédé et l’on est passé pas loin d’un accident majeur. Que se serait-il passé avec un coefficient de marée plus élevé ? Le risque zéro n’existe pas ; le lobby nucléaire ne peut aujourd’hui prétendre le contraire. Ceux qui, à l’époque de Tchernobyl, assuraient que le nuage radioactif avait soigneusement évité nos frontières et que la fusion du coeur d’un réacteur était impossible en France doivent modérer leur discours.

Le réseau Sortir du Nucléaire organise, pour commémorer l’anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, une marche vers la centrale du Blayais (rebaptisée TchernoBlaye !) le 23 avril à 14 h. Il diffuse également une brochure «Par ici la sortie... du nucléaire» (30 F). Des déplacements en car sont actuellement à l’étude à partir de notre département.

Nous avons donc cette année des raisons particulières de participer à cette manifestation. Il ne suffit pas de dire «Pas de ça chez nous !». Les événements récents sont une occasion d’exiger un vrai débat, jusque là toujours occulté, abordant dans son ensemble la question du nucléaire, civil et militaire.

 

Claude LABETAA

 

(haut de la page)

(liste des documents)
(campagnes et actions)

(retour à la page d'accueil)